Le ministre norvégien des Affaires étrangères, Espen Barth Eide, s'apprête à parler à la presse au siège de l'ONU à New York, le 23 janvier 2024. Photo Charly Triballeau/AFP)
Le ministre norvégien des Affaires étrangères, Espen Barth Eide, a déclaré jeudi qu'il était « raisonnablement optimiste » quant à la reprise des paiements par certains pays qui avaient interrompu leur financement de l'Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), qui avait affirmé qu'elle serait contrainte de cesser ses activités au Moyen-Orient, et pas seulement à Gaza, d'ici la fin février si son financement restait suspendu.
« Je suis raisonnablement optimiste quant à la reprise du financement », a souligné M. Barth Eide lors d'une interview à Reuters. Il a ajouté que « de nombreux pays » se rendaient compte que la situation actuelle ne pouvait pas durer très longtemps, mais a refusé de citer des pays en particulier.
« Ils cherchent un moyen de s'en sortir. Et peut-être que si l'Unrwa apporte rapidement une bonne réponse, qui est acceptée comme sérieuse, ils recommenceront alors volontiers », a indiqué le ministre. « Car je pense que plusieurs gouvernements, ainsi que des gouvernements qui se sont exprimés publiquement sur la nécessité de suspendre l'aide, nous disent qu'ils comprennent les conséquences très, très graves de cette décision ».
Le pays nordique, un des principaux donateurs de l'Unrwa, a annoncé mercredi qu'il demandait instamment aux pays qui ont suspendu leur financement de l'agence de réfléchir aux conséquences de leurs actions sur la population de Gaza.
Contrairement à plusieurs autres capitales, Oslo a maintenu son financement à la suite d'accusations selon lesquelles certains membres du personnel de l'Office auraient participé à l'attaque sanglante anti-israélienne menée le 7 octobre par des membres du mouvement islamiste palestinien Hamas.
Interrogé sur le fait de savoir s'il s'entretenait à ce sujet avec son homologue suédois, dont le pays est l'un des principaux donateurs de l'Unrwa, qui a suspendu son financement et qui est un proche allié de la Norvège, M. Barth Eide a répondu : « Je serai très prudent avant de mentionner des personnes. Bien sûr, nous parlons à nos amis proches ».


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