Un obusier automoteur de l'armée israélienne tirant des obus depuis le sud d'Israël vers la bande de Gaza, le 31 janvier 2024. Photo JACK GUEZ / AFP
Le président colombien Gustavo Petro a proposé mercredi de négocier la libération des otages israéliens détenus par le Hamas palestinien à Gaza par le biais d'une « commission de paix », en réponse à une demande du Premier ministre Benjamin Netanyahu.
« Avec l'objectif clair de nous conduire vers un consensus (...) je considère qu'il est prioritaire d'avancer rapidement vers une cessation des hostilités et d'entamer des pourparlers pour la libération de tous les otages », a affirmé dans une lettre le dirigeant colombien. M. Petro, premier président de gauche de l'histoire de la Colombie, soutient ouvertement la cause palestinienne et accuse Israël de commettre actuellement un « génocide » dans la bande de Gaza. « Je propose que nous allions de l'avant en créant une commission de paix composée de différents pays pour garantir ces libérations et atteindre l'objectif plus large de mettre fin à la violence déclenchée entre Israël et la Palestine », a ajouté M. Petro, en réponse à une lettre privée de M. Netanyahou, datée du 11 janvier.
Dans ce courrier, diffusé par la presse colombienne et confirmé par l'ambassade israélienne, le Premier ministre israélien lui demandait de faire « tout son possible » pour intercéder en faveur des otages détenus par le mouvement islamiste palestinien Hamas depuis son attaque sans précédent du 7 octobre sur le sol israélien, qui a entraîné la mort de 1.140 personnes, majoritairement des civils, selon un décompte de l'AFP réalisé à partir de chiffres officiels.
Quelque 250 personnes ont été enlevées et emmenées dans la bande de Gaza, dont une centaine ont été libérées fin novembre à la faveur d'une trêve, en échange de prisonniers palestiniens. Selon les autorités israéliennes, 132 otages restent détenus à Gaza, dont 28 sont présumés morts.
Dans sa proposition de médiation, le président colombien évoque le processus de paix dans son pays dont il a été l'un des protagonistes lorsque lui et d'autres guérilleros du M-19 (une rébellion d'extrême-gauche) ont déposé les armes en 1990. « Ce fut un exemple réussi de réconciliation et de construction civilisée », estime M. Petro, ajoutant que « ce même effort et cet engagement » l'avaient conduit aux Nations unies lorsqu'il avait proposé une conférence de paix sur la Palestine et une autre sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie.
La Colombie soutient la plainte déposée par l'Afrique du Sud contre Israël devant la Cour internationale de justice (CIJ) pour violation présumée de la convention sur le génocide de 1948.
Le président colombien Gustavo Petro a proposé mercredi de négocier la libération des otages israéliens détenus par le Hamas palestinien à Gaza par le biais d'une « commission de paix », en réponse à une demande du Premier ministre Benjamin Netanyahu.« Avec l'objectif clair de nous conduire vers un consensus (...) je considère qu'il est prioritaire d'avancer rapidement vers une cessation des hostilités et d'entamer des pourparlers pour la libération de tous les otages », a affirmé dans une lettre le dirigeant colombien. M. Petro, premier président de gauche de l'histoire de la Colombie, soutient ouvertement la cause palestinienne et accuse Israël de commettre actuellement un « génocide » dans la bande de Gaza. « Je propose que nous allions de l'avant en créant une commission de paix composée...


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