Chère lectrice, cher lecteur,
La tendance, déjà perceptible depuis le déclenchement de la guerre à Gaza et au Sud-Liban, semble s’affirmer en ce début d’année : le nombre d’évènements culturels à Beyrouth s’étiole inexorablement et le secteur semble vivre sur un rythme indolent.
Des concerts ont été annulés ou reportés (Garou au Casino du Liban, par exemple), des activités reportées (les soixante ans de Studio Baalbeck par Umam DR), les promoteurs sont frileux et même les instituts culturels étrangers ne dévoilent aucune programmation actuellement.
Dans cette atmosphère morose et ce presque dépouillement artistique, il reste heureusement, quelques activités çà et là pour nous apporter un certain réconfort et/ou nous faire réfléchir.
Nos trois recommandations de la semaine ?
- Se gargariser de la beauté des images et s’émouvoir de l’histoire d’amour entre deux marginalisés de la vie à Beyrouth, en allant voir au ciné le film Dirty, Difficult Dangerous de Wissam Charaf. L’actrice principale, Clara Couturet, est pressentie pour le César de la Révélation féminine de l’année.
- Prendre le pouls de la situation du pays du Cèdre, à travers l’exposition « Intimate Garden Scene (In Beirut) » et les œuvres de la cinquantaine d’artistes qui exposent au musée Sursock sous l’égide de l’association Ashkal Alwan.
- Comprendre l’histoire de la calligraphie arabe avec son maître, Samir Sayegh.
Bonne lecture !
Maya Ghandour Hert
Cheffe du service culturel
OLJ /
le 11 janvier 2024 à 16h34