Un raid israélien sur le village de Aïta al-Chaab, au Liban-Sud, le 22 décembre 2023. Photo Hasan FNEICH / AFP
L'armée israélienne a annoncé vendredi que l'un de ses soldats avait été tué et un autre sérieusement blessé par des tirs depuis le Liban.
Les deux soldats ont été touchés par les tirs depuis le Liban lors d'une « activité opérationnelle » dans la zone de Shtoula, près de la frontière libanaise, a précisé l'armée dans un communiqué.
Depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas, déclenchée par une attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien le 7 octobre, les échanges de tirs entre Israël et le Hezbollah sont quasi-quotidiens à la frontière.
Le Hezbollah pro-Iran, allié du Hamas, a revendiqué vendredi plusieurs attaques sur des positions de l'armée israélienne et annoncé que deux de ses combattants avaient été tués par des tirs israéliens.
Les violences à la frontière ont fait plus de 140 morts du côté libanais, en majorité des combattants du Hezbollah, et 13 du côté israélien, dont huit soldats, depuis le 7 octobre.
Jeudi, une octogénaire avait été tuée et son mari blessé, selon un média officiel libanais, dans un bombardement israélien. Lundi, le Hezbollah avait prévenu qu'il répondrait à toute attaque israélienne contre des civils.
Le chef de la diplomatie israélienne, Eli Cohen, avait affirmé dimanche que son pays « n'avait pas l'intention d'ouvrir un nouveau front » à sa frontière nord. Mais il a estimé qu'il fallait « obliger le Hezbollah à se retirer au nord du fleuve Litani », plus loin de la frontière, soit par la voie diplomatique, soit « par la force ».


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