Des militaires jordaniens patrouillent le long de la frontière avec la Syrie. Photo Khalil Mazraawi/AFP
L'armée jordanienne a indiqué, lundi, avoir saisi des armes et de la drogue après des affrontements avec des trafiquants de drogue armés, le long de la frontière syrienne à l'aube. Des responsables ont déclaré que les contrebandiers sont liés à des milices pro-iraniennes cherchant à compromettre la sécurité du pays.
Les trafiquants se sont enfuis en traversant la frontière après avoir blessé plusieurs militaires, selon un communiqué de l'armée jordanienne. Les armes saisies comprennent des fusils automatiques et des roquettes, selon le texte.
Les autorités jordaniennes, comme leurs alliés occidentaux, affirment que le Hezbollah, soutenu par l'Iran, et les milices qui contrôlent une grande partie du sud de la Syrie sont à l'origine de la recrudescence de la contrebande de drogues et d'armes. Le Hezbollah nie ces accusations, tandis que l'Iran affirme que ces allégations font partie des complots occidentaux contre le pays.
« Ces derniers jours, nous avons assisté à une recrudescence de ces opérations qui sont passées de tentatives d'infiltration et de contrebande à des affrontements armés dans le but de franchir la frontière par la force et de cibler les gardes-frontières », a déclaré l'armée jordanienne.
L'armée a ajouté qu'elle « continuerait à traquer ces groupes armés et à empêcher toute tentative de porter atteinte à la sécurité nationale du royaume ».
Des experts de l'ONU et des responsables américains affirment que le commerce illicite de la drogue finance la prolifération des milices pro-iraniennes et des forces paramilitaires pro-gouvernementales créées par plus d'une décennie de conflit en Syrie.
Cette information est une version traduite d'une dépêche de Reuters en anglais


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine