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Geagea se félicite de la prorogation du mandat de Joseph Aoun

Geagea se félicite de la prorogation du mandat de Joseph Aoun

Le chef des Forces libanaises Samir Geagea. Photo fournie par les FL

Le chef des Forces libanaises (FL) Samir Geagea s'est félicité au cours d'une conférence de presse vendredi de la prorogation du mandat du commandant en chef de l'armée, le général Joseph Aoun, censé partir à la retraite le 10 janvier prochain. 

Réuni vendredi, le Parlement a approuvé le report d'un an du départ à la retraite des généraux à la tête des services de sécurité, dont le général Aoun. Une décision qui s'applique de facto au directeur général des Forces de sécurité intérieure, le général Imad Osman, censé quitter ses fonctions en mai prochain.  

« J'entamerai la période des fêtes la conscience tranquille, après la prorogation des mandats des deux seules insitutions qui tenaient encore debout malgré la crise », a déclaré M. Geagea. « La bataille (menée par les FL pour obtenir cette prorogation) n'était ni pour ni contre qui que ce soit », a-t-il ajouté.

Les FL avaient fait part de leur détermination à obtenir la prolongation du mandant du général Aoun par le Parlement. Dans ce contexte, ils avaient réussi à obtenir un engagement important du président de la Chambre Nabih Berry, selon lequel le Parlement se réunirait après un Conseil des ministres initialement prévu vendredi midi pour voter sur une proposition de loi prorogeant le mandat du plus haut responsable militaire, quelle que soit l’issue de la réunion du gouvernement sortant. La séance ministérielle a finalement été reportée au mardi 19 décembre à 9h30 faute de quorum.

Samir Geagea a par ailleurs critiqué le fait que le président du Parlement a fait adopter des propositions de loi, au cours des séances plénières jeudi et vendredi. « Cette fois-ci nous avons laissé passer, quoique Nabih Berry en a profité pour faire examiner 18 propositons de loi », a lancé le chef des FL. Il a de ce fait invité le chef du Législatif « à aller jusqu'au bout en appelant à une séance » pour élire un nouveau président de la République.

Le Liban est sans chef de l'Etat depuis le 31 octobre 2022, après la fin du mandat de Michel Aoun. Selon la Constitution, le Parlement ne doit se réunir qu'en tant que collège électoral pour choisir un nouveau président. Sauf que le président Berry a recours à sa propre jurisprudence pour convoquer le Parlement et légiférer sur des questions dites urgentes, selon ce qu'il appelle « la législation de nécessité », un concept critiqué par de nombreux juristes et politiques comme étant contraire à la Constitution.

Douze sessions parlementaires ont été consacrées à l'élection d'un président de la République depuis septembre 2022, mais elles se sont toutes soldées par un échec, faute d'accord politique. 

Le chef des Forces libanaises (FL) Samir Geagea s'est félicité au cours d'une conférence de presse vendredi de la prorogation du mandat du commandant en chef de l'armée, le général Joseph Aoun, censé partir à la retraite le 10 janvier prochain. Réuni vendredi, le Parlement a approuvé le report d'un an du départ à la retraite des généraux à la tête des services de sécurité, dont le général Aoun. Une décision qui s'applique de facto au directeur général des Forces de sécurité intérieure, le général Imad Osman, censé quitter ses fonctions en mai prochain.  « J'entamerai la période des fêtes la conscience tranquille, après la prorogation des mandats des deux seules insitutions qui tenaient encore debout malgré la crise », a déclaré M. Geagea. « La bataille (menée par les FL pour...