L'ancien président américain Donald Trump assiste au procès pour fraude de la Trump Organization, à Manhattan le 7 décembre 2023. REUTERS/Mike Segar/File Photo
Le procureur fédéral Jack Smith, qui instruit le dossier contre Donald Trump pour ses tentatives d'inverser le résultat de l'élection américaine de 2020, a demandé lundi à la Cour suprême de statuer en urgence sur la requête en immunité de l'ex-président.
La juge Tanya Chutkan, qui présidera les débats au procès fédéral de Donald Trump prévu à partir du 4 mars 2024, a rejeté le 1er décembre sa requête en immunité, considérant qu'aucun texte ne protégeait l'ex-président contre des poursuites pénales.
Mais l'appel des avocats du favori des primaires républicaines pour la présidentielle de 2024, déposé le 7 décembre, « suspend la procédure » à son encontre, indique Jack Smith dans sa demande de saisie de la Cour suprême.
Or, « si la procédure d'appel se déroulait selon le rythme ordinaire de la Cour d'appel, une décision finale pourrait ne pas intervenir avant de nombreux mois », souligne-t-il.
« Il est fondamental pour l'intérêt public que la requête en immunité du prévenu soit résolue aussi promptement que possible - et s'il n'a pas d'immunité, qu'il soit jugé lors d'un procès juste et rapide », plaide le procureur spécial.
Il s'agit d'une « demande exceptionnelle », reconnaît-il, ajoutant : « C'est un dossier exceptionnel ». En conséquence, Jack Smith demande à la Cour suprême de se saisir de la question et de fixer une audience à brève échéance pour entendre les arguments des deux parties.
Les avocats de Donald Trump affirment qu'il jouit d'une « immunité absolue » pour ses actes alors qu'il était à la Maison Blanche. Ils invoquent une jurisprudence de la Cour suprême de 1981 concernant des poursuites civiles contre l'ex-président Richard Nixon.
Dans sa décision, la juge Chutkan a notamment conclu que ce précédent ne s'appliquait pas à des poursuites pénales contre un ex-président.
En campagne pour reprendre la Maison Blanche, Donald Trump attribue ses tracas judiciaires à l'administration démocrate du président Joe Biden, qu'il pourrait retrouver sur sa route en 2024 pour une revanche de l'élection de 2020.


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