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Une militante des droits humains condamnée à mort par les rebelles


Une militante des droits humains condamnée à mort par les rebelles

Un rebelle houthi près du drapeau du Yémen à Sanaa le 21 septembre 2015. Photo AFP/MOHAMMED HUWAIS

Une militante yéménite des droits humains a été condamnée à mort pour espionnage par un tribunal à Sanaa, la capitale du Yémen aux mains des rebelles, a indiqué mardi son avocat à l'AFP.

Membre de l'Union des femmes dirigeantes de la Ligue arabe, Fatima Saleh Al-Arwali, a été arrêtée en 2022 vraisemblablement en raison de son combat en faveur des droits humains, selon les experts du Groupe de travail sur la détention arbitraire de l'ONU qui avaient appelé les autorités, en août dernier, à la relâcher.

La militante de 34 ans a été condamnée à la peine capitale par un tribunal de première instance, a affirmé à l'AFP son avocat Abdel Majid Sabra, en soulignant qu'elle pouvait faire appel.

Selon un document judiciaire consulté par l'AFP, Fatima Saleh Al-Arwali, a été accusée d'avoir fourni des informations aux Emirats arabes unis, membres de la coalition militaire qui est intervenue au Yémen en 2015 pour soutenir le gouvernement face à l'offensive des houthis, proches de l'Iran.

Les rebelles ont pris le pouvoir dans la capitale Sanaa en janvier 2015 et contrôlent d'autres pans du territoire, où ils imposent des restrictions sévères aux femmes. La guerre entre les deux camps a fait des centaines de milliers de morts et plongé le pays le plus pauvre de la péninsule arabique dans l'une des pires crises humanitaires.

Dans la lettre adressée aux autorités à Sanaa, les experts mandatés par l'ONU soulignent leurs craintes sur les « violations systématiques des droits des femmes et des filles » par les rebelles houthis et s'inquiètent des informations reçues concernant l'arrestation de la militante, sa disparition forcée pendant au moins trois mois et les conditions de sa détention.

Selon eux, Fatima Saleh Al-Arwali défendait ouvertement les droits de l'homme et des femmes sur les réseaux sociaux et dirigeait une organisation non gouvernementale de formation aux droits humains.

Une militante yéménite des droits humains a été condamnée à mort pour espionnage par un tribunal à Sanaa, la capitale du Yémen aux mains des rebelles, a indiqué mardi son avocat à l'AFP.Membre de l'Union des femmes dirigeantes de la Ligue arabe, Fatima Saleh Al-Arwali, a été arrêtée en 2022 vraisemblablement en raison de son combat en faveur des droits humains, selon les experts du...