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Le directeur de Sciences Po Paris placé en garde à vue dans une affaire de violences conjugales


Le directeur de Sciences Po Paris placé en garde à vue dans une affaire de violences conjugales

Le directeur de Sciences Po Mathias Vicherat, lors d'une conférence, le 28 mars 2022. Photo Thomas SAMSON / AFP

Nouvelles turbulences à l'école de l'élite en France, secouée ces dernières années par plusieurs scandales: le directeur de Sciences Po Paris, Mathias Vicherat, a été placé en garde à vue dans une affaire de violences conjugales avant d'être remis en liberté lundi mais l'enquête se poursuit.

Mathias Vicherat, 45 ans, et sa compagne qui s'accusaient réciproquement de violences conjugales avaient été placés en garde à vue dimanche soir dans la capitale, selon une source proche du dossier et le parquet de Paris. Celle-ci a été levée lundi en fin d'après-midi, a précisé le parquet.

« L'unité médico-judiciaire n'a relevé d'incapacité totale de travail sur aucun des deux, et aucun des deux n'a souhaité déposer plainte à ce stade. L'enquête se poursuit en préliminaire », a précisé le ministère public.

« Sciences Po a appris par voie de presse les informations concernant son directeur Mathias Vicherat. S'agissant d'une affaire strictement privée, Sciences Po n'a à ce stade aucune précision ou commentaire à apporter », a commenté l'institution dans un message à l'AFP.

Sciences Po Paris scolarise quelque 15.000 étudiants, dont la moitié d'étudiants internationaux et 25% de boursiers.

Souvent présentée comme la fabrique des élites françaises, Sciences Po Paris cumule déboires et scandales autour de ses dirigeants depuis une dizaine d'années sans que son prestige académique n'en soit pour l'heure entaché.

Mathias Vicherat avait succédé en novembre 2021 à la tête de Sciences Po Paris à Frédéric Mion, contraint de démissionner en février de cette année-là pour avoir dissimulé les soupçons d'inceste visant le politologue Olivier Duhamel.

M. Duhamel était alors le président de la fondation nationale des Sciences politiques (FNSP) qui exerce la tutelle sur Sciences Po Paris.

Dans le sillage du scandale Duhamel, un mouvement de dénonciations de violences sexuelles dans les instituts d'études politiques (IEP) avait émergé, d'abord sur les réseaux sociaux.

Frédéric Mion avait lui-même été désigné à la tête de Sciences Po Paris après le décès accidentel dans une chambre d'hôtel à New York de Richard Descoings, emblématique patron de Sciences Po de 1996 à 2012 qui a profondément modernisé et développé l'institution fondée en 1872.

Le bilan de l'ère Descoings avait cependant été assombri par un rapport au vitriol de la Cour des Comptes sur la gestion financière de l'établissement, ce qui avait suscité une première crise de gouvernance.

Ancien élève de Sciences Po, dont il est sorti en 2000, Mathias Vicherat est un ancien camarade de promotion du président Emmanuel Macron à l'ENA. Il est décrit comme un touche-à-tout ambitieux doté d'un solide réseau.

Peu après son arrivée à la tête de Science Po, il avait décrété « priorité absolue » les violences sexistes et sexuelles.

Nouvelles turbulences à l'école de l'élite en France, secouée ces dernières années par plusieurs scandales: le directeur de Sciences Po Paris, Mathias Vicherat, a été placé en garde à vue dans une affaire de violences conjugales avant d'être remis en liberté lundi mais l'enquête se poursuit.Mathias Vicherat, 45 ans, et sa compagne qui s'accusaient réciproquement de violences conjugales avaient été placés en garde à vue dimanche soir dans la capitale, selon une source proche du dossier et le parquet de Paris. Celle-ci a été levée lundi en fin d'après-midi, a précisé le parquet. « L'unité médico-judiciaire n'a relevé d'incapacité totale de travail sur aucun des deux, et aucun des deux n'a souhaité déposer plainte à ce stade. L'enquête se poursuit en préliminaire », a précisé le ministère public.«...