Keren Shem, la mère de la franco-israélienne Mia Shem, tient une photo de sa fille à Tel Aviv le 17 octobre 2023. Photo GIL COHEN-MAGEN / AFP
Une des deux otages libérées jeudi dans la bande de Gaza et désormais entre les mains de l'armée israélienne, est la Franco-Israélienne Mia Shem, a annoncé le cabinet du Premier ministre israélien, le président français Emmanuel Macron faisant part de sa « grande joie ».
Enlevée lors de l'attaque menée le 7 octobre par le Hamas dans le sud d'Israël, Mia Shem, 21 ans, était apparue le 16 octobre dans une vidéo diffusée par le mouvement islamiste palestinien, allongée et recevant des soins au bras.
Le Quai d'Orsay avait indiqué début novembre que huit Français ou binationaux avaient été enlevés ou étaient portés disparus. Avant Mia Shem, trois mineurs franco-israéliens ont été libérés le 27 novembre.
C'est « une grande joie que je partage avec sa famille et tous les Français », a réagi jeudi Emmanuel Macron sur X. « J'exprime aussi ma solidarité avec tous ceux qui restent otages du Hamas. La France agit avec ses partenaires pour obtenir leur libération dès que possible », a-t-il ajouté.
Le jeune femme avait été enlevée au festival de musique Tribe of Nova, dans le désert du Néguev frontalier de la bande de Gaza, où 364 personnes ont été tuées le 7 octobre par les assaillants du mouvement islamiste palestinien, et de nombreuses autres enlevées et emmenées vers la bande de Gaza.
Selon le Forum des familles d'otages ou de disparus, Mia Shem, qui travaillait dans un salon de tatouage, se trouvait au festival en compagnie d'un ami, lui aussi franco-israélien, Elya Toledano, 27 ans, dont le sort est inconnu.
Le 7 octobre, environ 1.200 personnes, en grande majorité des civils, ont été tuées en Israël, et quelque 240 autres prises en otage et emmenées dans la bande de Gaza, selon les autorités israéliennes.
En représailles, Israël a promis d' »anéantir » le Hamas, pilonnant le territoire palestinien et lançant le 27 octobre une offensive terrestre qui a duré jusqu'au début d'une trêve, le 24 novembre. D'après le gouvernement du Hamas, plus de 15.000 personnes, dont plus de 6.100 enfants et jeunes de moins de 18 ans, ont péri dans les frappes israéliennes.
La trêve entamée vendredi et encore prolongée mercredi soir in extremis s'accompagne d'un échange quotidien d'otages à Gaza contre trois fois plus de détenus palestiniens des prisons israéliennes.


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