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Moyen-Orient - Conflit

Accord imminent sur une libération d’otages à Gaza

« La guerre ne s’arrêtera pas après la trêve », déclare Netanyahu.

Accord imminent sur une libération d’otages à Gaza

Des proches des otages israéliens aux mains du Hamas manifestant pour leur libération immédiate, hier, devant le ministère de la Défense à Tel-Aviv. Ahmad Gharabli/AFP

Un accord semblait imminent hier soir à l’heure d’aller sous presse pour obtenir une libération d’otages en échange de prisonniers palestiniens et d’une trêve dans la guerre qui fait rage entre Israël et le Hamas à Gaza, les principaux acteurs faisant état mardi d’avancées importantes dans les négociations.

« Nous faisons des progrès » sur le retour des otages, a déclaré mardi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui a fait de leur libération un préalable à tout cessez-le-feu, alors que l’armée israélienne poursuit son offensive contre le Hamas au 46e jour de la guerre. « La guerre ne s’arrêtera pas après la trêve », a-t-il ajouté en début d’une réunion ministérielle consacrée au sujet hier soir.

Environ 240 personnes ont été enlevées lors de l’attaque sanglante lancée par le mouvement islamiste, au pouvoir dans la bande de Gaza, contre Israël le 7 octobre.

« Nous nous approchons de la conclusion d’un accord de trêve », avait déclaré plus tôt hier Ismaïl Haniyé, le chef du Hamas, qui vit en exil au Qatar.

Doha œuvre avec Washington et Le Caire pour obtenir une libération d’otages retenus à Gaza en échange de celle de prisonniers palestiniens et d’une trêve dans les combats.

« Nous sommes désormais très proches » d’un accord, avait pour sa part déclaré le président américain. « Rien n’est fait tant que ce n’est pas fait », a toutefois souligné Joe Biden.

Un peu plus tôt, un représentant du Qatar avait affirmé que les négociations étaient entrées dans leur « phase finale ».

Une réunion du gouvernement de guerre se tenait dans la soirée, « au regard des développements concernant la libération de nos otages ».

Le parti israélien Sionisme religieux a fait part de son opposition. Cet accord « est mauvais pour la sécurité des Israéliens, il est mauvais pour les otages, il est mauvais pour les soldats », a estimé ce parti d’extrême droite représenté au gouvernement Netanyahu.

Un échange par étapes

Auparavant, deux sources proches du dossier avaient indiqué que les pourparlers portaient sur un accord prévoyant la libération de « 50 à 100 » otages en échange de celle de 300 prisonniers palestiniens en Israël, parmi lesquels des enfants et des femmes.

L’accord sur les otages porterait sur un échange par étapes à raison de « dix » otages contre « trente » prisonniers palestiniens par jour, et comprendrait l’entrée de nourriture, d’aide médicale et de carburant, et surtout une « trêve humanitaire de cinq jours renouvelable », ont précisé les deux sources proches du dossier.

Israël insiste sur le « regroupement familial » signifiant que si un civil était libéré, son partenaire le serait également, même s’il était soldat, ce que le Hamas refuse, étant opposé à la libération de militaires, selon ces deux sources.

Tragédie sanitaire, selon l’Unicef

Les organisations internationales et de nombreuses capitales étrangères multiplient les appels à un cessez-le-feu ou à une trêve face à la situation humanitaire catastrophique dans le petit territoire assiégé, où la guerre a détruit des quartiers entiers, dévasté le système de santé et entraîné des déplacements massifs de population.

Une « tragédie » sanitaire se profile dans la bande de Gaza, où l’eau « manque cruellement » et où la pénurie de carburant risque de provoquer « l’effondrement des services d’assainissement », a encore averti mardi le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef).

En Israël, 1 200 personnes, en grande majorité des civils, ont été tuées, selon les autorités, dans l’attaque du Hamas du 7 octobre, d’une ampleur et d’une violence inédites dans l’histoire du pays.

En représailles, Israël a promis « d’anéantir » le mouvement islamiste et pilonne sans relâche la bande de Gaza, où son armée mène depuis le 27 octobre une offensive terrestre contre le Hamas, classé organisation terroriste par les États-Unis, l’Union européenne et Israël.

Dans le territoire palestinien, plus de 14 000 personnes ont été tuées dans les bombardements israéliens, dont plus de 5 800 enfants, selon le gouvernement du Hamas.

Mardi, un sommet extraordinaire des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) a appelé à « une trêve humanitaire immédiate et durable conduisant à la cessation des hostilités » à Gaza.

Dans ce territoire, où les humanitaires font état d’une forte augmentation des maladies telles que la diarrhée et les infections respiratoires, près de 900 000 personnes déplacées ont trouvé refuge dans des abris surpeuplés gérés par l’Agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa).

« Nous manquons cruellement d’eau. Les matières fécales jonchent les zones densément peuplées », a alerté mardi un porte-parole de l’Unicef, James Elder.

À Rafah, non loin de la frontière égyptienne dans le sud de la bande de Gaza où beaucoup de Palestiniens ont trouvé refuge dans des conditions extrêmement précaires, Hamza Abdel Razeq veut croire à une trêve. « Nous espérons un accord de cessez-le-feu pour soulager les Palestiniens, qui ont enduré 45 jours de guerre, de destruction et de tueries. »

Un hôpital assiégé

Durant la journée, l’armée israélienne avait affirmé « continuer de combattre » dans le nord de la bande de Gaza et que des frappes aériennes et de drones avaient détruit trois entrées de tunnels « où se cachaient des terroristes » aux abords du camp de réfugiés de Jabalia.

Médecins sans frontières (MSF) et le Croissant-Rouge palestinien ont annoncé que trois médecins, dont deux travaillant pour MSF, avaient été tués dans une frappe sur l’hôpital al-Aouda du camp de Jabalia, le Croissant-Rouge dénonçant une frappe « israélienne ».

Selon le ministère de la Santé du Hamas, l’hôpital indonésien, en bordure de ce camp, était toujours assiégé mardi par les chars israéliens et « 50 morts » gisaient sur le parvis de l’établissement.

La nuit dernière, « des terroristes ont ouvert le feu depuis l’intérieur de l’hôpital indonésien à Gaza contre les troupes (israéliennes) opérant à l’extérieur », a indiqué l’armée, précisant avoir répondu en ciblant « directement » l’origine des tirs.

Le Hamas affirme qu’Israël mène « une guerre contre les hôpitaux » de Gaza, dont la quasi-totalité dans le nord du territoire ne fonctionnent plus.

L’armée de l’État hébreu, qui occupe depuis le 15 novembre l’hôpital al-Chifa, le plus grand de la bande de Gaza, accuse de son côté le Hamas de se servir des hôpitaux comme de bases militaires, enfouies notamment dans des tunnels, et d’utiliser les civils qui s’y trouvent comme des « boucliers humains », ce que le mouvement palestinien dément.

D’après l’ONU, près de 1,7 million des 2,4 millions d’habitants ont été déplacés par la guerre dans la bande de Gaza, soumise depuis le 9 octobre par Israël à un « siège total » qui entraîne des pénuries d’eau, de nourriture, de carburant, de médicaments et d’électricité. L’aide humanitaire, dont l’entrée est soumise au feu vert d’Israël, arrive au compte-gouttes via l’Égypte, en quantité insuffisante, selon l’ONU.

Mardi, à Rafah, de longues files d’hommes et de femmes attendaient une distribution de sacs de farine devant les locaux de l’Unrwa. « Les missiles ne nous ont pas tués, mais à présent, nous mourons de faim et de soif », a confié Halima Abou Amr, une habitante.

Source : AFP

Un accord semblait imminent hier soir à l’heure d’aller sous presse pour obtenir une libération d’otages en échange de prisonniers palestiniens et d’une trêve dans la guerre qui fait rage entre Israël et le Hamas à Gaza, les principaux acteurs faisant état mardi d’avancées importantes dans les négociations.« Nous faisons des progrès » sur le retour des otages, a déclaré mardi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui a fait de leur libération un préalable à tout cessez-le-feu, alors que l’armée israélienne poursuit son offensive contre le Hamas au 46e jour de la guerre. « La guerre ne s’arrêtera pas après la trêve », a-t-il ajouté en début d’une réunion ministérielle consacrée au sujet hier soir.Environ 240 personnes ont été enlevées lors de l’attaque...
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