Des tentes et des abris dans la cour de l'hôpital al-Chifa pendant l'opération terrestre israélienne autour de l'hôpital, le 12 novembre 2023. Photo Ahmed El Mokhallalati/REUTERS
L'armée israélienne a annoncé jeudi avoir découvert, près de l'hôpital al-Chifa de Gaza, le corps d'une otage enlevée par le mouvement islamiste palestinien Hamas lors de l'attaque du 7 octobre en Israël.
Le corps de cette femme, enlevée dans le kibboutz de Beeri, « a été extrait par les troupes de l'armée israélienne d'une structure adjacente à l'hôpital al-Chifa dans la bande de Gaza et a été transféré en territoire israélien », a précisé un communiqué de l'armée.
La victime est identifiée par l'armée comme étant Yehudit Weiss. « Dans la structure où se trouvait Yehudit, des équipements militaires, dont des fusils Kalashnikov et des lance-roquettes, ont également été trouvés », ajoute l'armée. C'est la première fois, depuis l'offensive militaire lancée par l'armée israélienne contre le Hamas, qu'un des otages enlevés le 7 octobre est trouvé dans la bande de Gaza. Environ 240 personnes ont été capturées ce jour-là sur le territoire israélien lors de l'attaque du Hamas qui a fait 1.200 morts, essentiellement des civils, selon les autorités.
En représailles, Israël a déclaré une guerre pour « anéantir » le Hamas, bombardant sans répit la bande de Gaza, où le mouvement islamiste palestinien a pris le pouvoir en 2007. Au moins 11.500 personnes ont été tuées, selon le gouvernement du Hamas.
Plus tôt dans la journée, l'armée avait annoncé que des « images relatives aux otages » avaient été trouvées sur des ordinateurs saisis dans l'hôpital al-Chifa de Gaza, pris d'assaut depuis deux jours. Al-Chifa, le plus grand hôpital de Gaza, est présenté par Israël comme un centre stratégique et militaire du Hamas, ce que dément le mouvement islamiste qui a pris le pouvoir dans la bande de Gaza en 2007.
Entrée dans l'hôpital mercredi, l'armée israélienne dit le fouiller dans le cadre d'une opération « ciblée » et « complexe », conduite « par étapes », alors que, selon l'ONU, environ 2.300 personnes - patients, soignants et déplacés, s'y trouvent encore.


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