Le président iranien Ebrahim Raïssi, le 11 novembre 2023. Photo Handout / Iranian Presidency / AFP
Le président iranien, Ebrahim Raïssi, a appelé samedi à Ryad les pays musulmans à qualifier l'armée israélienne d' »organisation terroriste » en raison de son opération armée dans la bande de Gaza.
Dans son discours devant les dirigeants arabes et musulmans réunis dans la capitale saoudienne, M. Raïssi a également demandé aux pays musulmans de se préparer à « armer les Palestiniens » si « les crimes de guerre » d'Israël se poursuivaient.
« L'armée israélienne doit être reconnue comme une organisation terroriste », a déclaré le président iranien au cours de la réunion d'urgence de la Ligue arabe et de l'Organisation de la coopération islamique (OCI) consacrée à la guerre entre Israël et le Hamas.
Le Hamas, soutenu par l'Iran qui le considère comme « un mouvement de libération », est classé comme organisation terroriste notamment par les Etats-Unis, le Canada et l'Union européenne.
« Maintenant que les organisations internationales sont devenues inutiles, nous devons jouer un rôle », a ajouté M. Raïssi, en exhortant les pays musulmans à « rompre toute relation politique et économique » avec Israël, que l'Iran ne reconnaît pas. Il a appelé à « un boycott commercial contre le régime sioniste, en particulier dans le domaine de l'énergie ».
Ebrahim Raïssi a de nouveau accusé les Etats-Unis d'être « le principal partenaire » d'Israël « dans ces crimes ». « L'Amérique est en fait entrée directement dans la guerre en envoyant des navires » dans la Méditerranée orientale, selon lui.
Cinq semaines après le début de la guerre déclenchée par l'attaque sanglante du mouvement islamiste palestinien Hamas sur le sol israélien, le 7 octobre, environ 1.200 personnes ont été tuées côté israélien selon les autorités et plus de 11.000 à Gaza d'après le ministère de la Santé du gouvernement Hamas.
Le déplacement d'Ebrahim Raïssi à Ryad est sa première visite en Arabie saoudite depuis l'annonce surprise en mars du rétablissement des relations diplomatiques entre les deux poids lourds du Moyen-Orient, après sept ans de rupture.


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