Le président chypriote Nikos Christodoulides arrive au deuxième et dernier jour du sommet de l'Union européenne, au siège de l'UE à Bruxelles, le 27 octobre 2023. Photo Ludovic MARIN / AFP
Chypre a indiqué mardi intensifier ses efforts pour obtenir un soutien concret afin d'ouvrir un couloir maritime pour acheminer l'aide humanitaire vers la population palestinienne dans la bande de Gaza, soumise aux bombardements massifs et, depuis le 9 octobre, à un « siège complet » par Israël.
« Chypre est prête à contribuer à l'établissement d'un couloir maritime à partir des ports chypriotes pour délivrer de l'aide humanitaire à Gaza », a dit le président chypriote Nikos Christodoulides.
La semaine dernière, le chef de l'Etat de cette île méditerranéenne avait abordé la question avec ses partenaires de l'Union européenne et affirmé qu'il s'entretiendrait plus tard à ce sujet avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
« Aujourd'hui, je vais parler de nouveau au Premier ministre d'Israël ainsi qu'aux dirigeants des institutions de l'UE et avec les Etats-Unis », a déclaré le président, précisant que Chypre, pays membre de l'UE, le plus proche géographiquement de Gaza, était « prêt à jouer un rôle essentiel » dans cette initiative.
Selon les autorités de la République de Chypre, sa proximité avec le nord-ouest de la bande de Gaza -environ 370 kilomètres-, ses bonnes relations avec ses voisins arabes et Israël font de ce pays un point de départ idéal pour l'acheminement de l'aide humanitaire vers la bande de Gaza.
Le ministre des Affaires étrangères chypriote, Constantinos Kombos, s'est rendu, ces derniers jours en Jordanie et à Ramallah, où siège l'autorité palestinienne.
Le président chypriote a aussi associé son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi dans les discussions.
Les besoins logistiques de ce couloir humanitaire et sa sécurisation font partie des enjeux sur lesquelles les différentes parties devront tomber d'accord avant sa mise en place.
Ces dernières semaines, Chypre a accueilli, en transit, des citoyens étrangers évacués d'Israël après l'attaque sanglante perpétrée par le Hamas qui a tué, selon les autorités israéliennes, plus de 1.400 personnes, essentiellement des civils.
Dans la bande de Gaza, les autorités de ce petit territoire de 2,4 millions d'habitants ont dénombré, à ce jour, plus de 8.500 personnes tués par les bombardements incessants de l'armée israélienne, dont beaucoup d'enfants.


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