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Gaza, Liban-Sud et phosphore blanc

Chère lectrice, cher lecteur,

À la frontière sud, les affrontements quotidiens entre le Hezbollah et l’armée israélienne ont gagné en intensité le week-end dernier et semblent être entrés dans une nouvelle phase. « Ayant essuyé d’importantes pertes humaines, le parti chiite a dû changer de tactique, poussant l’État hébreu à faire de même », explique Mounir Rabih.

L’on en saura probablement plus sur la stratégie du Hezbollah ce vendredi à 15h. C’est ce jour-là, à cette heure-là que le secrétaire général du Hezbollah doit s’exprimer pour la première fois depuis l’offensive surprise du Hamas contre Israël, le 7 octobre dernier, suivie de bombardements israéliens massifs et quotidiens sur la bande de Gaza.

Un discours attendu et redouté, « de nombreux observateurs ayant depuis le 7 octobre assuré que le leader chiite ne prendrait la parole que pour annoncer un tournant dans le conflit… », nous expliquent Yara Abi Akl et Salah Hijazi.

Et puis, ce mardi, Amnesty International a déclaré que l'utilisation de phosphore blanc par Israël dans une attaque contre le village de Dhaïra, au Liban-Sud, doit faire l'objet d'une enquête en tant que « crime de guerre ». Samedi dernier, nos journalistes Lucile Wassermann et Lyana Alameddine vous proposaient une enquête vidéo sur l’utilisation, justement, du phosphore blanc au Liban-Sud. Lucile et Lyana ont mené l'enquête pour collecter les preuves d'une telle attaque. Elles ont rencontré une dizaine d'habitants qui étaient sur place au moment des faits, des médecins, des membres de la Défense civile, des experts militaires et des défenseurs des droits de l'homme. Grâce aux témoignages, aux photos et aux vidéos auxquels ces personnes ont eu accès, nos journalistes ont pu affirmer qu'Israël a bien tiré des projectiles au phosphore blanc sur Dhaïra.

Ci-dessous, nous vous proposons une nouvelle série d’articles sur la guerre entre Israël et le Hamas et ses débordements au Liban. Nous vous proposons, aussi, d’autres sujets, parce que cette guerre semble malheureusement partie pour durer longtemps. Alors nous vous parlons également de « la Françoise Sagan des lettres arabes» qui vient de nous quitter, de Carlos Ghosn, et de gaz offshore.

L’Orient-Le Jour

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