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Dernières Infos - Conflit Israël-Hamas

Le chef du Labour britannique cherche à désamorcer les critiques

Keir Starmer, le chef de l'opposition britannique, le 20 octobre 2023. REUTERS/Toby Melville/File Photo

Le chef de l'opposition britannique, le travailliste Keir Starmer, a défendu mardi son refus d'appeler à un cessez-le-feu à Gaza, cherchant à désamorcer la crise provoquée au sein du Labour par le conflit entre Israël et le Hamas.

Favori des sondages pour devenir le prochain Premier ministre britannique à l'issue des législatives attendues l'année prochaine, Keir Starmer fait face à une fronde sans précédent depuis qu'il a pris la tête du Labour il y a plus de trois ans.

Il a été accusé par une partie de la base d'occuper une position trop pro-israélienne et a été défié par certaines figures du Labour, comme le maire de Londres Sadiq Khan, qui ont appelé à un cessez-le-feu en rupture avec la ligne officielle du parti au sujet de la guerre déclenchée par l'attaque sanglante sans précédent du Hamas en Israël le 7 octobre.

La bande de Gaza est bombardée sans répit par l'armée israélienne en représailles et ce conflit a déjà fait des milliers de morts, majoritairement des civils.

Lors d'un discours, Keir Starmer a expliqué mardi pourquoi il privilégiait --comme le gouvernement conservateur-- un appel à des "pauses" humanitaires plutôt qu'un cessez-le-feu qui "encouragerait" en l'état le Hamas.

A plus long terme, "une opération militaire sans durée et sans objectif politique clair et souhaité, est en fin de compte futile", a-t-il cependant tempéré, insistant sur le fait qu'une solution politique serait la seule issue.

Ancien avocat de 61 ans, Keir Starmer a recentré son parti et cherché à se démarquer de son prédécesseur Jeremy Corbyn, très à gauche, opposé à l'Otan, très pro-palestinien et qui avait été accusé d'avoir laissé l'antisémitisme prospérer au sein du Labour.

Il a ainsi été ovationné lors du congrès de son parti lorsqu'il a condamné l'attaque du Hamas du 7 octobre, quelques jours plus tôt, ce qui avait été commenté comme une évolution considérable.

Mais depuis, il s'est trouvé sous le feu des critiques en interne pour avoir suggéré lors d'une interview qu'Israël avait le "droit" de couper l'approvisionnement en eau et en énergie de Gaza.

"Le droit à la défense est fondamental mais ce n'est pas un chèque en blanc", a corrigé Keir Starmer mardi, soulignant que ces approvisionnements "ne peuvent pas être bloqués" par Israël et que l'armée israélienne devait respecter le droit international.

Le conflit actuel provoque des tensions au Royaume-Uni, où se trouvent d'importantes communautés juives et musulmanes, avec une hausse des actes antisémites et islamophobes.

Des dizaines de milliers de personnes ont défilé plusieurs samedis de suite à Londres en soutien aux Palestiniens.

gmo/cla/sk

© Agence France-Presse


Le chef de l'opposition britannique, le travailliste Keir Starmer, a défendu mardi son refus d'appeler à un cessez-le-feu à Gaza, cherchant à désamorcer la crise provoquée au sein du Labour par le conflit entre Israël et le Hamas.

Favori des sondages pour devenir le prochain Premier ministre britannique à l'issue des législatives attendues l'année prochaine, Keir Starmer fait face à une fronde sans précédent depuis qu'il a pris la tête du Labour il y a plus de trois ans.

Il a été accusé par une partie de la base d'occuper une position trop pro-israélienne et a été défié par certaines figures du Labour, comme le maire de Londres Sadiq Khan, qui ont appelé à un cessez-le-feu en rupture avec la ligne officielle du parti au sujet de la guerre...