Chère lectrice, cher lecteur,
« Plus de 7000 morts à Gaza », lit-on à la une du site internet de L’OLJ en ce 20e jour de la guerre Israël-Hamas. Les effusions de sang, les injustices, l’écho de la violence, rien de toutes les horreurs que nous vivons en direct sur nos écrans, ne peuvent laisser une âme indifférente. Gorge et poings serrés, on scrolle sur le site du journal en quête d’une lueur d’espérance. D’un quelconque appel à un cessez-le feu. Rien. Zilch. Niet.
Lorsque l’espoir se meurt, les arbres pleins de vie se teintent de rouge. C’est la couleur de l’hémoglobine - le sang, ce lien qui unit et désunit - qui s’est spontanément imposée à l’artiste Abed el Kadiri lorsque, « profondément choqué et submergé par l’émotion, il a réagi spontanément à ce qui se passe à Gaza en réalisant une murale couleur de sang », écrit Zéna Zalzal dans ce premier papier d’une série intitulée « Inspiration guerre ».
Car là où la vie s’échappe, l’art se manifeste d’une manière étrange et tragique.
Comme un rappel inexorable de l’inhumanité des hommes.
Ou comme l’a si bien noté le collectif Zoukak dans sa lettre : « Produire une pensée et des actions qui reflètent les profondeurs de notre humanité, car c’est seulement ainsi – et c’est le moins que l’on puisse faire – que nous pourrons survivre ou laisser une trace dans le moment présent. »
Bonne lecture !
Maya Ghandour Hert
Cheffe du service culturel
OLJ /
le 26 octobre 2023 à 16h24