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Plutôt qu'un cessez-le-feu, Berlin veut des « fenêtres humanitaires »

Le chancelier allemand Olaf Scholz lors d'une conférence de presse au Caire, le 18 octobre 2023. Photo AFP/MICHAEL KAPPELER

Le gouvernement allemand a plaidé mercredi pour que des « fenêtres humanitaires » permettent l'acheminement de l'aide dans la bande de Gaza, estimant qu'appeler à un cessez-le-feu n'est pas adapté à la situation.

La guerre déclenchée par l'attaque du Hamas le 7 octobre en Israël sera au coeur d'un sommet des dirigeants des États membres de l'UE jeudi et vendredi à Bruxelles et la façon dont les 27 formuleront une position commune donne lieu à des tiraillements entre les capitales. « Dans la situation actuelle, faire comme s'il fallait faire la paix ou instaurer un cessez-le-feu n'est pas à la hauteur », a déclaré le porte-parole du chancelier Olaf Scholz, Steffen Hebestreit, lors d'une conférence de presse régulière.

Selon M. Hebestreit, l'attaque lancée par le Hamas le 7 octobre « se poursuit » alors qu' »il y a encore plus de 200 otages, en général presque tous des civils, qui ont été enlevés brutalement et qui continuent d'être retenus prisonniers ».

Berlin défend la mise en place de « fenêtres humanitaires », des « fenêtres spatiales et temporelles pendant lesquelles il n'y a pas de tirs », a ajouté un porte-parole du ministère des Affaires étrangères Sebastian Fischer. L'objectif est que « les collaborateurs de l'ONU qui accompagnent les convois humanitaires soient sûrs de pouvoir faire entrer ces convois sains et saufs dans la bande de Gaza et, d'autre part, (que) les personnes » à qui l'aide est destinée « puissent la recevoir en restant saines et sauves », a-t-il ajouté.

La cheffe de la diplomatie allemande Annalena Baerbock avait déjà évoqué mardi l'idée de « fenêtres humanitaires » lors d'un débat devant le Conseil de sécurité de l'ONU, soulignant de nouveau le droit d'Israël à se défendre. La formulation au pluriel doit garantir qu'Israël ne se sente pas contraint à une trêve unilatérale.

Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a estimé lundi que les dirigeants des Vingt-Sept pourraient soutenir un appel à une « pause humanitaire » pour favoriser l'arrivée de l'aide dans la bande de Gaza, assiégée par l'armée israélienne. Mardi, le secrétaire général de l'ONU a dénoncé les « violations claires » du droit humanitaire à Gaza et réclamé un « cessez-le-feu humanitaire immédiat », provoquant la colère d'Israël.

Le gouvernement allemand a plaidé mercredi pour que des « fenêtres humanitaires » permettent l'acheminement de l'aide dans la bande de Gaza, estimant qu'appeler à un cessez-le-feu n'est pas adapté à la situation.La guerre déclenchée par l'attaque du Hamas le 7 octobre en Israël sera au coeur d'un sommet des dirigeants des États membres de l'UE jeudi et vendredi à Bruxelles et la façon dont les 27 formuleront une position commune donne lieu à des tiraillements entre les capitales. « Dans la situation actuelle, faire comme s'il fallait faire la paix ou instaurer un cessez-le-feu n'est pas à la hauteur », a déclaré le porte-parole du chancelier Olaf Scholz, Steffen Hebestreit, lors d'une conférence de presse régulière.Selon M. Hebestreit, l'attaque lancée par le Hamas le 7 octobre « se poursuit »...