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Ambassade US à Beyrouth : le tireur poursuivi pour rébellion et tentative d'homicide volontaire

Ambassade US à Beyrouth : le tireur poursuivi pour rébellion et tentative d'homicide volontaire

L'entrée principale de l'ambassade des États-Unis à Aoukar, au nord de Beyrouth, qui a été visée par des tirs le 20 septembre 2023. Photo Mohammad Yassine

Le commissaire adjoint du gouvernement près le tribunal militaire, le juge Hani Helmi el-Hajjar, a engagé des poursuites contre l'individu qui a tiré des coups de feu, le 20 septembre dernier, contre l'entrée de l'ambassade américaine à Beyrouth et, dans un autre incident, contre le siège de la Sûreté générale à Beyrouth, pour « crimes de rébellion et tentative d'homicide volontaire contre des membres de la Sûreté générale », rapporte mercredi l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Cette accusation, qui intervient après que le commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, Fadi Akiki, avait limité ses accusations à des « menaces avec usage d'arme à feu », a été transmise au juge d’instruction près le tribunal militaire, Fadi Sawan, afin qu'il interroge le détenu, ajoute l'Ani.   

Il y a vingt jours, les Forces de sécurité intérieure (FSI) avaient annoncé que M.K., 27 ans, avait avoué avoir déjà ouvert le feu contre d'autres représentations diplomatiques par le passé. D'après le communiqué des FSI, « une comparaison balistique entre l'arme retrouvée en possession de l'individu et les douilles vides découvertes sur les lieux des fusillades s'est avérée positive ». Dans un précédent communiqué publié le 28 septembre, les FSI avaient révélé que le tireur était un livreur qui avait cherché à « se venger » après avoir été humilié par le personnel de sécurité de l'ambassade américaine.

L'attaque du 20 septembre, au cours de laquelle plusieurs coups de feu avaient été tirés sur l'entrée de l'ambassade située à Aoukar, en banlieue nord de Beyrouth, n'avait pas fait de victime. L'incident s'était produit le jour de la commémoration de l'explosion d'une voiture piégée en 1984 devant une annexe de l'ambassade américaine, attribuée par Washington au Hezbollah pro-iranien. Cet attentat avait fait onze morts et des dizaines de blessés. La chancellerie s'était établie dans ces locaux au nord de Beyrouth après un attentat-suicide qui avait détruit l'ambassade en avril 1983, faisant 63 morts, en pleine guerre civile au Liban (1975-1990). L'attentat avait été revendiqué par le Jihad islamique, une nébuleuse liée, selon les États-Unis, au Hezbollah.

Le commissaire adjoint du gouvernement près le tribunal militaire, le juge Hani Helmi el-Hajjar, a engagé des poursuites contre l'individu qui a tiré des coups de feu, le 20 septembre dernier, contre l'entrée de l'ambassade américaine à Beyrouth et, dans un autre incident, contre le siège de la Sûreté générale à Beyrouth, pour « crimes de rébellion et tentative d'homicide volontaire contre des membres de la Sûreté générale », rapporte mercredi l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). Cette accusation, qui intervient après que le commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, Fadi Akiki, avait limité ses accusations à des « menaces avec usage d'arme à feu », a été transmise au juge d’instruction près le tribunal militaire, Fadi Sawan, afin qu'il interroge le détenu, ajoute...