Une trainée de fumée laissée par un bombardement israélien. Mohammad ABED/AFP
Israël forme son gouvernement d’urgence, plus de courant à Gaza, tensions à la frontière israélo-libanaise en soirée : le point de situation à 19h
1 - Après un début de matinée assez calme, les événements liés à la guerre entre le Hamas et Israël se sont accélérés. Alors que l’on venait d’apprendre l’arrivée en Méditerranée orientale du porte-avions américain USS Gerald R. Ford, le Hezbollah lançait des roquettes en direction d’Israël, provoquant une riposte de l’armée israélienne. Le parti chiite a expliqué avoir lancé cette attaque « en réponse à l'assassinat » de trois de ses membres lundi soir, lors d’un précédent accrochage initié cette fois par le Jihad islamique depuis le territoire libanais.
2 - Aucun autre incident ne s’est produit à la frontière libano-israélienne jusqu’en début de soirée. Vers 19h, l’armée israélienne faisait état d’une « suspicion d'infiltration aérienne » depuis le Liban.
3 - Du côté israélien, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et son rival de l'opposition, Benny Gantz, ont annoncé s'être mis d'accord pour créer un gouvernement d'urgence pour la durée du conflit.
4 - A Gaza, le chef de l'Autorité de l'énergie, Jalal Ismaïl, a annoncé que « la seule centrale électrique de la bande de Gaza (s'était) arrêtée à 14h, (heure locale) » faute d’avoir être approvisionné en carburant suite au « siège total » qu’Israël a imposé depuis lundi à l’enclave. Les habitants de Gaza ne peuvent donc plus compter que sur les générateurs privés qui fonctionnent encore et le manque d’électricité va avoir un impact lourd sur le fonctionnement des hôpitaux ou encore les pompes des services de distribution d’eau courante.
5 - Les bombardements de l’armée israélienne à Gaza se sont poursuivis toute la journée, défigurant la ville et transformant les hôpitaux en camps de réfugiés. Le Hamas a, de son côté, encore bombardé Ashkelon, où un hôpital a été touché par des tirs de roquettes.
Le bilan humain du conflit ne cesse de gonfler de jour en jour et l’écart entre le nombre de morts côté israélien (1200) et celui comptabilisé côté palestinien (1078) s’est encore réduit.
6 - Sur la scène internationale, plusieurs pays continuent de prendre position. Le président turc Erdogan a considéré que les bombardements de Gaza constituaient une réponse disproportionnée équivalant à un « massacre ». Le porte-parole du gouvernement allemand a, pour sa part, affirmé qu’il n’y avait « aucune preuve valable de l'implication directe de l'Iran dans l'attaque du Hamas contre Israël ». Les États-Unis ont enfin souligné par la voie de leur secrétaire au Trésor, Janet Yellen, que leur soutien à l'Ukraine et Israël restent des « priorités absolues » de Washington.


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