Des membres du Hezbollah participent aux funérailles de leurs camarades tués dans le village de Khirbet Silem, le 10 octobre 2023. Photo MAHMOUD ZAYYAT/AFP
Israël est visé par des tirs depuis le sud du Liban pour le troisième jour consécutif, alors qu'une guerre l'oppose depuis samedi au mouvement islamiste palestinien Hamas, qui contrôle la bande de Gaza.
En soirée, le Hezbollah, bête noire d'Israël, a indiqué avoir visé "un véhicule blindé israélien (...) à l'ouest de la colonie dite d'Avivim avec deux missiles guidés", le détruisant complètement.
L'attaque intervient "en réponse aux attaques israéliennes qui ont visé plusieurs points d'observation appartenant à la résistance islamique", a ajouté le parti chiite dans un communiqué.
Peu avant, l'armée israélienne avait indiqué sur X (anciennement Twitter) que ses chars avaient bombardé "deux sites de reconnaissance du Hezbollah en réponse aux tirs de roquettes depuis l'intérieur du territoire libanais vers Israël".
L'armée a également déclaré qu'un de ses hélicoptères avait frappé un autre poste d'observation du Hezbollah en réponse à un "missile antichar lancé depuis le Liban vers un véhicule militaire".
Plus tôt dans la journée, l'Agence nationale d'information libanaise (ANI) avait fait état de "salves de roquettes (...) tirées depuis la plaine de Qleilé, dans le sud du Liban" vers le nord d'Israël, sans dire qui en était les auteurs.
"Insignifiant"
Ces échanges de tirs interviennent au lendemain de la mort de trois militants du puissant Hezbollah dans un bombardement israélien dans la zone frontalière.
La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), déployée dans le sud du Liban, a elle déclaré avoir "détecté des tirs de roquettes depuis le sud de Tyr", vers 17h30 (14h30 GMT).
"Nous restons en contact avec les autorités des deux côtés de la Ligne bleue (fixant la frontière entre les deux pays) pour désamorcer cette situation très dangereuse", ont ajouté les Casques bleus, appelant à la "retenue en cette période critique".
Quelques heures plus tôt, des correspondants de l'AFP dans la région de Goren, dans le nord d'Israël, avaient vu des soldats déplacer des chars et tenir des barrages routiers.
"Les choses sont tendues ici. L'atmosphère est mauvaise, c'est comme une situation de guerre", a déclaré Yaakov Regev, 67 ans, habitant de Kalanit, dans le nord d'Israël.
"Nous n'avons pas peur", déclare Aharon Hillel, 62 ans, de la localité frontalière d'Alma.
"Nous ne nous soucions pas de (Hassan) Nasrallah ou du Hezbollah ou quoi que ce soit", a-t-il déclaré, en référence au chef du parti chiite. "Pour nous, ils sont (...) insignifiants".
Lundi, Israël avait procédé à un bombardement près de la Ligne bleue après avoir annoncé avoir tué "plusieurs suspects armés" qui s'étaient infiltrés sur son territoire depuis le sud du Liban.
Ces infiltrations avaient été revendiquées par le Jihad islamique palestinien, qui dit épauler le mouvement Hamas dans la guerre contre Israël qui a déjà fait des milliers de morts.


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