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Économie - Infrastructures/Liban

Factures d’électricité : EDL menace de couper le courant aux administrations publiques

Les montants dus doivent être déposés en espèces sur le compte d’EDL ouvert à la Banque du Liban.

Factures d’électricité : EDL menace de couper le courant aux administrations publiques

L'entrée du siège d'EDL à Beyrouth, toujours détruite 3 ans après l'explosion du 4 août 2020. Photo João Sousa

La direction d’Électricité du Liban (EDL) a adressé dans un communiqué publié jeudi un « dernier rappel » aux administrations et institutions publiques leur demandant de régler leurs factures de courant en livres libanaises « fresh », c'est-à-dire en espèces (par opposition aux fonds sur les comptes bloqués par les restrictions bancaires illégales en place depuis 2019).

Les montants dus doivent être déposés sur le compte d’EDL ouvert à la Banque du Liban, qu’il s’agisse des règlements dus au titre des factures en retard ou de celles à venir. Le montant de ces arriérés n’a pas été communiqué. Le fournisseur public menace en outre de couper le courant aux administrations et institutions qui n’auront pas régularisé leur situation avant le 24 octobre prochain. Espérant que les autorités la soutiennent dans cette démarche, la direction d’EDL a également indiqué s’être réunie avec le ministère des Finances lundi pour aborder le sujet et rappelle que sa démarche a été avalisée par des décisions et recommandations prises par le Conseil des ministres et le comité ministériel formé le 18 janvier par l’Exécutif et chargé de suivre le dossier de l’électricité.

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EDL a vu ses moyens de production, déjà insuffisants en temps normal, fondre encore plus depuis le début de la crise en 2019. En novembre 2022, les autorités ont décidé d’augmenter les tarifs de l'électricité, gelés depuis 1994, dans le cadre d’un plan supposé augmenter la production parallèlement aux prix. Mais ce plan n’a pas fonctionné comme prévu, notamment en raison du retard de la collecte des factures, plus importantes dans certaines régions que d’autres, et par le refus de la Banque du Liban de débloquer les sommes demandées par le ministère de l’Énergie et de l’Eau, pourtant approuvées par le Conseil des ministres en janvier dernier, pour acheter du carburant.

EDL a depuis demandé à plusieurs reprises aux administrations et institutions publiques de régler leurs factures. Le fournisseur a également insisté, notamment auprès de l’UNRWA (l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient), pour que les camps de réfugiés et migrants palestiniens et syriens paient leur consommation d’électricité.

La direction d’Électricité du Liban (EDL) a adressé dans un communiqué publié jeudi un « dernier rappel » aux administrations et institutions publiques leur demandant de régler leurs factures de courant en livres libanaises « fresh », c'est-à-dire en espèces (par opposition aux fonds sur les comptes bloqués par les restrictions bancaires illégales en place depuis 2019).Les...
commentaires (2)

très bien dit,Michel!

Marie Claude

09 h 17, le 29 septembre 2023

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Commentaires (2)

  • très bien dit,Michel!

    Marie Claude

    09 h 17, le 29 septembre 2023

  • De qui la canaille a la tete de l'EDL croit se moquer ? Allez donc faire le menage dans vos couloirs, chez vos fournisseurs de fuel corrompus et chez vos sous-traitants qui confondent les caisses d'EDL avec leurs propres poches. Avec la complicite evidente de vos "hauts" dirigeants. La place de tout ce beau monde, qui se cherche une nouvelle virginite, est en prison. Si seulement il existait des juges integres......

    Michel Trad

    15 h 01, le 28 septembre 2023

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