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Macron: « c'est ma place » d'aller à la messe du pape à Marseille


Macron: « c'est ma place » d'aller à la messe du pape à Marseille

Le président français Emmanuel Macron rencontre des représentants lors d'une visite axée sur les Journées européennes du patrimoine à Semur-en-Auxois en Bourgogne, dans le centre-est de la France, le 15 septembre 2023. Photo Ludovic MARIN / POOL / AFP

Emmanuel Macron a défendu vendredi sa décision d'assister à la messe que donnera le pape François le samedi 23 septembre à Marseille, dans le sud-est de la France, affirmant qu'il irait en tant que « président » d'un pays laïque mais pas en tant que « catholique ».

La présence de M. Macron à la messe a provoqué un début de polémique en France, la gauche radicale l'accusant de « piétiner » le principe de neutralité religieuse de l'Etat. « Je considère que c'est ma place d'y aller. Je n'irai pas en tant que catholique, j'irai comme président de la République qui est en effet laïque », a-t-il dit lors d'un déplacement à Semur-en-Auxois (centre-est). « Je n'aurai moi-même pas de pratique religieuse lors de cette messe », a-t-il ajouté.

Face aux critiques de la gauche, qui estime au nom de la laïcité qu'il ne devrait pas assister à ce service religieux géant, Emmanuel Macron a rappelé que le pape avait le rang de chef d'Etat et que sa présence ne remettait pas en cause la neutralité de l'Etat. « L'Etat est neutre. Les services publics sont neutres et nous préservons l'école aussi et nous l'avons rappelé en cette rentrée », a-t-il ajouté, dans une allusion à l'interdiction dans les établissements scolaires de l'abaya, une robe ample que portent des femmes musulmanes.

Dès mercredi, la possibilité qu'il assiste à cette messe, point d'orgue de la visite du pape François les 22 et 23 septembre à Marseille, avait suscité les critiques indignées du parti de la gauche radicale La France insoumise (LFI).

Le député LFI Bastien Lachaud a ainsi estimé qu'Emmanuel Macron « se moqu(ait) de la laïcité et piétin(ait) ses principes, la séparation des Eglises et de l'Etat, la neutralité de l'Etat vis-à-vis des religions » alors même que son gouvernement, au nom de ces mêmes principes, a banni de l'école l'abaya. « Ce n'est pas forcément la place du président de la République d'assister à une messe » dans une « République laïque », avait aussi réagi jeudi le secrétaire général du Parti communiste Fabien Roussel.

La présence à une messe papale est une première pour un chef de l'Etat français depuis celle célébrée en 1980 par Jean Paul II sur le parvis de Notre-Dame à Paris en présence de Valéry Giscard d'Estaing.

En juin 2017, peu après sa première élection, Emmanuel Macron avait participé à l'iftar (dîner de rupture du jeûne) annuel du Conseil français du culte musulman (CFCM), l'instance représentative de la deuxième religion de France.

Emmanuel Macron a défendu vendredi sa décision d'assister à la messe que donnera le pape François le samedi 23 septembre à Marseille, dans le sud-est de la France, affirmant qu'il irait en tant que « président » d'un pays laïque mais pas en tant que « catholique ».La présence de M. Macron à la messe a provoqué un début de polémique en France, la gauche radicale l'accusant de « piétiner » le principe de neutralité religieuse de l'Etat. « Je considère que c'est ma place d'y aller. Je n'irai pas en tant que catholique, j'irai comme président de la République qui est en effet laïque », a-t-il dit lors d'un déplacement à Semur-en-Auxois (centre-est). « Je n'aurai moi-même pas de pratique religieuse lors de cette messe », a-t-il ajouté.Face aux critiques de la gauche, qui estime au nom de la laïcité qu'il ne...