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Moyen-Orient - FOCUS

Le nouveau maire de Barcelone revient sur la suspension du jumelage avec Tel-Aviv

L’élu socialiste a fait marche arrière sur la décision de sa prédécesseure, justifiée alors par la violence d’Israël contre le peuple palestinien.

Le nouveau maire de Barcelone revient sur la suspension du jumelage avec Tel-Aviv

L’actuel maire socialiste de Barcelone, Jaume Collboni, lors d’un meeting électoral mi-juin 2023. Photo tirée de son compte X @jaumecollboni

La décision avait été saluée par les propalestiniens. En février, la maire de gauche de Barcelone avait annoncé la suspension du jumelage de sa ville avec Tel-Aviv. La raison : « La violence que le peuple palestinien endure (...) depuis plus de 70 ans » face à une politique des « deux poids, deux mesures » d’Israël envers les Palestiniens. Une situation que certaines organisations de défense des droits de l’homme dénoncent comme un « apartheid ».

Depuis, la situation s’est dégradée sous le gouvernement le plus à droite de l’histoire de l’État hébreu : la colonisation illégale des territoires occupés s’intensifie, le nombre de Palestiniens tués sous les coups des forces israéliennes a déjà dépassé le record de 2022, l’année la plus meurtrière depuis la seconde intifada, et les ministres suprémacistes du cabinet de Benjamin Netanyahu se refusent aux compromis. Mais à Barcelone, le maire a changé. Et avec lui, le jumelage avec Tel-Aviv a repris.

Pour mémoire

Polémique autour de la décision de Barcelone de suspendre son jumelage avec Tel-Aviv

Sous sa prédécesseure Ada Colau, il était adjoint à la mairie. Élu en juin 2023, le socialiste Jaume Collboni a pourtant signé vendredi le décret pour « corriger » le positionnement de la ville de Barcelone en tant que « pont, et en dialogue » avec toutes les villes de la Méditerranée et du monde, signale Pau Solanilla, commissaire de Barcelone pour les relations internationales et la promotion de la ville, cité dans le média Catalan News.


Maintenir le lien avec les Palestiniens

Pour ce dernier, la ville représente « le meilleur des valeurs progressistes d’Israël », alors qu’elle a été le théâtre depuis le début de l’année de manifestations massives contre la réforme décriée de la justice, menée par le gouvernement de Benjamin Netanyahu. Le maire de Tel-Aviv, Ron Huldai, n’a pas tardé à réagir, se félicitant que son homologue barcelonais « reconnaisse nos valeurs démocratiques communes », a rapporté le site israélien Ynet, et espérant recevoir bientôt son homologue barcelonais.

Le site Catalan News a pourtant précisé que le premier voyage du nouveau maire en dehors de l’Europe serait dans les territoires palestiniens, où Jaume Collboni compte se rendre d’ici à la fin de l’année. Tandis que Pau Solanilla a insisté auprès du média local sur le fait que l’engagement de la capitale catalane à la cause palestinienne était « univoque ». Conclu en 1998 dans le cadre des accords d’Oslo, Barcelone s’est liée à Tel-Aviv ainsi qu’à la ville de Gaza autour d’un partenariat d’amitié et de coopération. Si des critiques ont été émises quant aux résultats concrets de ce projet, le jumelage avec la ville de l’enclave palestinienne n’a jamais été rompu.

Malgré ce soutien affiché aux Palestiniens, la décision de renouer avec une « Tel-Aviv apartheid » a été critiquée par la branche nationale du mouvement BDS (boycott, désinvestissement et sanctions) sur le réseau X (anciennement Twitter). Le parti Barcelona en Comú de l’ancienne maire a quant à lui dénoncé une soumission face au lobby sioniste. Sur son compte X, Marc Serra Solé, du conseil municipal de Barcelone, a ainsi tenu à rappeler que la suspension du jumelage avait suivi une proposition de milliers de citoyens soutenue par quatre Prix Nobel de la paix et une cinquantaine d’intellectuels : « Le lobby sioniste a été capable de faire mieux que cela. »

La décision avait été saluée par les propalestiniens. En février, la maire de gauche de Barcelone avait annoncé la suspension du jumelage de sa ville avec Tel-Aviv. La raison : « La violence que le peuple palestinien endure (...) depuis plus de 70 ans » face à une politique des « deux poids, deux mesures » d’Israël envers les Palestiniens. Une situation que certaines organisations...
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