Le lancement d'un missile en Iran. Photo d'archives AFP
Des missiles de croisière supersoniques sont en train d'être testés par l'Iran, selon l'agence de presse iranienne Tasnim News. « Les scientifiques militaires iraniens ont acquis le savoir-faire technique nécessaire pour fabriquer un missile de croisière, capable de voyager à des vitesses supersoniques », indique Tasnim dans une dépêche.
L'agence indique que ces nouveaux missiles pourraient « accélérer considérablement le temps de réponse de la République islamique d'Iran en cas de combat et empêcher les forces ennemies de réagir ». Si elle n'indique pas la date de fin de la phase d'essai, Tasnim souligne « le début d'un nouveau chapitre dans la puissance de défense de notre pays ».
L'Iran disposait déjà de missiles de croisière qui volent à basse altitude, les rendant difficilement repérables. Mais pas encore de vitesse supersonique comme celui qui est en train d'être développé, c'est-à-dire capable d'atteindre entre une et cinq fois la vitesse du son (de Mach 1 à Mach 5), de 353 mètres par seconde. Ce nouveau missile deviendrait donc le plus puissant des missiles de croisière que possède l'Iran, et sera en outre difficile à détecter.
En juillet, le pays avait déjà annoncé avoir produit un « missile de croisière naval de haute précision » qui utiliserait des technologies d'intelligence artificielle pour définir sa trajectoire. Le missile, de fabrication iranienne, a une portée revendiquée de 1 000 km, est capable d'échapper aux radars, et de faire face à une guerre cybernétique, selon le commandant de la marine du Corps des gardiens de la révolution, Alireza Tangsiri.
Un mois plus tôt, l'Iran avait annoncé s'être doté d'un missile balistique hypersonique, qui peut certes se déplacer à une vitesse supérieure à cinq fois la vitesse du son, mais qui a une trajectoire parabolique, dessinée seulement grâce une impulsion initiale. Les missiles de croisière sont eux propulsés tout le long de leur parcours, et ne franchissent pas la limite de l'atmosphère.
Ces annonces interviennent dans un contexte de tensions navales croissantes entre les États-Unis et l'Iran. La marine américaine a déclaré lundi que plus de 3 000 militaires étaient arrivés en mer Rouge, dans le cadre d'un nouveau déploiement visant à dissuader l'Iran de s'emparer de pétroliers et de navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, par lequel transite près d'un cinquième du commerce de pétrole brut mondial.



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