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Politique - Présidentielle

Dialogue CPL-Hezbollah : qu’en pensent les Marada ?

Le parti de Sleiman Frangié affirme que la démarche va dans l’intérêt du leader zghortiote, sans pour autant s’attendre à des percées significatives.

Dialogue CPL-Hezbollah : qu’en pensent les Marada ?

Le chef des Marada, Sleiman Frangié, à Zghorta le 11 juin 2023. Photo Nabil Ismaïl

Mais où est donc passé Sleiman Frangié ? Depuis son discours prononcé le 11 juin dernier, le chef des Marada et candidat du tandem chiite à la présidence de la République s’est enfermé dans son silence, préférant observer de loin la scène politique locale. Entre-temps, un développement a eu lieu, brisant un peu le statu quo : après des mois de froid, le Hezbollah et le Courant patriotique libre ont décidé de reprendre langue dans le cadre d’un dialogue « sans conditions préalables ». Une démarche qui inaugure une nouvelle phase entre les deux alliés traditionnels, dont les rapports ont frôlé la rupture sur fond de profonds désaccords autour du dossier de la présidentielle, et plus particulièrement autour de... la candidature de Frangié, jusqu’ici rejetée par le leader aouniste. Comment les Marada lisent-ils cette ouverture ? Ce dialogue favorisera-t-il les chances du zaïm zghortiote de remporter la course pour Baabda, ou Gebran Bassil réussira-t-il à convaincre le parti chiite de rallier une autre candidature ?

L'édito de Issa GORAIEB

Qatarphonie

Le chef du CPL et le secrétaire général du Hezbollah ont officialisé la nouvelle lors de deux apparitions médiatiques consécutives, la semaine dernière. Mais Hassan Nasrallah a d’emblée affirmé que son parti n’a pas changé de cap, comme pour rassurer le leader des Marada. Du côté de ces derniers, on est d’ailleurs plus que jamais confiant. « Il est évident que le dialogue entre le CPL et le Hezbollah va dans notre intérêt. D’autant qu’un premier point est déjà marqué : Gebran Bassil a accepté de prendre part à cette démarche tout en étant conscient que la candidature de Sleiman Frangié est toujours sur le tapis », commente pour L’Orient-Le Jour le ministre sortant de l’Information, Ziad Makary (Marada).

Pour mémoire

Frangié prêt à batailler ou... se retirer en cas de compromis

Il précise dans ce cadre que « lors de sa visite à Zghorta en juin dernier, l’émissaire de l’Élysée au Liban, Jean-Yves Le Drian, n’a pas indiqué que la France a complètement tourné la page de sa toute dernière initiative ». Une référence au troc dont Paris, à un moment donné, aurait fait la promotion. Il prévoyait l’élection du chef des Marada à la tête de l’État en contrepartie de la nomination de Nawaf Salam, ancien ambassadeur du Liban aux Nations unies, à la présidence du Conseil. 

« En politique, tout a un prix »
Mais telle n’est pas la seule raison derrière la confiance des Marada. Il y a aussi le score de M. Frangié lors de la séance électorale du 14 juin dernier. Celui-ci avait créé la surprise en affichant 51 voix à son compteur, contre 59 pour le candidat appuyé par l’opposition et le CPL, Jihad Azour, ancien ministre des Finances et actuel haut responsable au Fonds monétaire international. « La bataille du 14 juin dernier était sans doute celle de la mise à l’écart de Sleiman Frangié… mais elle n’a pas abouti », commente Ziad Makary. Quelques jours seulement avant la séance parlementaire, le leader des Marada préparait pourtant lui-même les esprits à un probable retrait de la course. « Je n’ai aucun problème si un candidat fait l’objet d’une entente élargie », avait déclaré M. Frangié le 11 juin dernier. Mais on n’en est pas encore là. Le leader zghortiote est conscient que pour rester dans la compétition, il a besoin de l’appui de Gebran Bassil (17 voix au moins). « Nous savons qu’en politique tout a un prix. Mais il ne suffit pas d’un dialogue avec le Hezbollah sur ce plan », affirme le ministre sortant de l’Information, disant s’attendre à « des réunions bilatérales avec le CPL » pour débattre de cette question. « Il est encore tôt pour parler de cela. Il vaut mieux attendre les débouchés du dialogue », dit de son côté un autre proche de Sleiman Frangié, faisant savoir que le Hezbollah n’a pas informé les Marada de sa volonté de relancer le dialogue avec le CPL. « Mais nous sommes en contact permanent avec nos alliés », assure, pour sa part, Mohammad el-Khansa, responsable des relations avec les instances religieuses et partis chrétiens au sein du Hezbollah.  

Mais où est donc passé Sleiman Frangié ? Depuis son discours prononcé le 11 juin dernier, le chef des Marada et candidat du tandem chiite à la présidence de la République s’est enfermé dans son silence, préférant observer de loin la scène politique locale. Entre-temps, un développement a eu lieu, brisant un peu le statu quo : après des mois de froid, le Hezbollah et le Courant...

commentaires (8)

mais qu'est-ce qu'on s'enfout de vos articles bidons et vides

Abdallah Barakat

14 h 04, le 19 juillet 2023

Tous les commentaires

Commentaires (8)

  • mais qu'est-ce qu'on s'enfout de vos articles bidons et vides

    Abdallah Barakat

    14 h 04, le 19 juillet 2023

  • Qu’en pense les Marada … qui n’est représenté au parlement que par un seul député, le fils du chef du parti

    Hitti arlette

    12 h 33, le 19 juillet 2023

  • Pourquoi ne pas… ( NE SERAIT-CE QU’UNE SEULE FOIS) respecter les libanais… RESPECTEZ SVP…. Nous avons 2 candidats… qui a décidé que Franjieh est un mauvais candidat ? Qui a décidé qu’AZOUR est un mauvais candidat ? Qui a décidé que MOUAWAD était un mauvais candidat ? LAISSEZ LES LIBANAIS CHOISIR….Soit qu’ils passent à la TV en direct pour un débat… que ce soit avec une couverture de coach européen pour respecter les temps de paroles… les positions des cameras .. pour éviter tout dérapage… soit pensez instaurer des élections au suffrage universel avec le vote transparent de tous les libanais expatriés … sans exception. Pensez y pour le futur… Mais RESPECTEZ l’avis des libanais… pas l’avis des leaders et de leurs propres intérêts… ce que je dis pourrais paraître surréel mais ca s’appelle DÉMOCRATIE… cette fichue démocratie transformée en paillasson par les politiciens . Mot utilisé à toutes les sauces dans leurs discours et meetings… mais vidé de son sens…. Au lieu d’humilier les libanais par des interventions du monde entier pour , au final, NOMMER un président qui conviendra AUX 4 ou 5 Leaders qui se partagent le gâteau nommé liban!!!!!

    LE FRANCOPHONE

    08 h 49, le 19 juillet 2023

  • A vous lire on va croire que le parti Marada c'est les républicains ou les démocrates que États Unis. Leur seul atout est leur causalité vis à vis du Hezb et de la Syrie. Grand parti il est vrai !!!

    Nouna Chidiac

    08 h 42, le 19 juillet 2023

  • Fatiguant d'entendre les mêmes noms se répéter indéfiniment dans l'arène politique au Liban, ils nous tiennent à la gorge et ne veulent lâcher le gâteau. Quant au peuple, tant qu'on lui jette des miettes d'un bonheur factice, resto par-ci, skybar par la, une nouvelle plage, tout va dans le meilleur des mondes et le navire coule...

    CW

    08 h 35, le 19 juillet 2023

  • Le retournement de veste de Bassil et du CPL est en bonne voie.

    Michel Trad

    08 h 18, le 19 juillet 2023

  • Pourvu qu’un président soit élu pour sortir le Liban de l’ornière dont il s’est engouffré.

    Mohamed Melhem

    05 h 10, le 19 juillet 2023

  • Dans l'idéal il serait bien que les deux candidats débats t en direct à la télé, sans aucun sujet tabou, de leur programme respectif, par exemple leurs propositions sur les réformes à mettre en place, La question de l’accueil des réfugiés syriens qui n’a cessé de faire l’actualité, seraient ils d'accord à l'idée de révoquer des politiciens qui font obstacle à la bonne marche e la justice,.. Cela nous permettrait de voir réellement la qualité des candidats en présence.,.. et peut être permettrait de faire basculer dans un sens ou un autre les suffrages de ceux qui hésitent encore.

    C…

    01 h 31, le 19 juillet 2023

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