Autour de Daniel Rondeau à la conférence organisée par la SMLH. Photo DR
La Société des membres de la Légion d’honneur – Liban (SMLH) a organisé une rencontre autour de l’ouvrage de Daniel Rondeau de l’Académie française, Beyrouth sentimental, à la Fondation Charles Corm à Achrafieh. En présence d’un grand nombre de personnalités culturelles, diplomatiques et politiques libanaises et françaises, l’ambassadeur Khalil Karam, président de la SMLH, a parlé de Daniel Rondeau en ces termes : « Il était toujours présent lorsque le Liban était en danger, et c’est lui qui avait amené un groupe de personnalités françaises au Liban au plus fort de la guerre. Il a compris très tôt l’importance que la Méditerranée occupe dans l’histoire de France. »
Quant à l’avocat et écrivain Alexandre Najjar, évoquant le livre de Daniel Rondeau, il explique qu’il « ne recherche pas le Liban touristique, mais plutôt l’esprit du Liban ». Alexandre Najjar cite Rondeau qui écrit au début de Beyrouth sentimental : « J’ai posé mon front sur le cœur du pays du Cèdre et je vis avec les pulsations de Beyrouth dans la tête », avant de poursuivre : « Rondeau aimait et aime Beyrouth. Il se réjouit avec elle, comprend sa colère, pleure quand elle souffre et apaise ses blessures quand quelque chose de mal lui arrive (…) Quant au livre, ce n’est ni un roman, ni un documentaire, ni une étude, ni même des Mémoires, c’est tout cela à la fois. En plus d’être un hommage à la ville de Beyrouth et aux diverses personnalités libanaises que l’auteur a rencontrées à l’occasion de ses séjours entre 1987 et 2022, il exprime également la passion de son auteur pour la Méditerranée, à l’instar du poète Charles Corm. »
Daniel Rondeau, lui, a parlé du début de son histoire avec le Liban qu’il a connu à travers la lecture des œuvres d’auteurs français tels Chateaubriand, Lamartine, Flaubert et Ernest Renan. Puis il a eu l’occasion de visiter le pays du Cèdre et de le connaître de près. « La situation au Liban est complexe, mais le peuple libanais a des atouts exceptionnels. Je suis étonné de sa capacité à comprendre le monde qui l’entoure, il absorbe en silence une grande partie de ce qui se passe autour de lui », a-t-il dit en saluant la vitalité des Libanais.
Daniel Rondeau a rappelé le profond engagement du président français Emmanuel Macron envers le Liban et sa volonté d’aider le pays. Il a aussi évoqué la situation de la francophonie et le rôle que joue l’Académie française dans la préservation de la langue française. « Aujourd’hui, toutes nos institutions sont menacées, et la situation est instable dans un certain nombre de pays d’Europe, d’Afrique et partout au monde. Nous traversons une phase de transformation et de changement rapides, et la mission principale de l’Académie française est la langue française commune à tous les francophones du monde entier », a-t-il conclu.


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