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Société - Liban

Un enfant et son père grièvement blessés par un jet-ski à Bouar

Les jet-skis sont considérés comme des bateaux de classe A, soumis à des règles d'utilisation strictes, rappelle le directeur de l'Association libanaise pour la prévention des blessures sportives.

Un enfant et son père grièvement blessés par un jet-ski à Bouar

Deux personnes faisant du jet ski. Photo d'illustration Sam Pantaky/AFP

Un père et son enfant âgé de cinq ans ont été grièvement blessés dimanche à Bouar, sur la cote du Kesrouan dans le Mont-Liban, après avoir été percutés par un jet-ski, rapporte l'Agence nationale d'Information (Ani, officielle). Le père souffre de blessures graves et l'enfant d'une fracture du crâne.

L'enfant et son père nageaient non loin du rivage lorsqu'ils ont été heurtés par le jet-ski, conduit par une personne en état d'ébriété, qui a été arrêtée par les forces de l'ordre. Selon le président du conseil municipal de Bouar, Tanios Atik, contacté par L'Orient-Le Jour, le conducteur du jet-ski aurait pu "ne pas avoir remarqué la présence des deux nageurs, peut-être en raison de l'éblouissement causé par le soleil".

Toutefois, le directeur de l'Association libanaise pour la prévention des blessures sportives (LASIP, Lebanese Association for Sports Injury Prevention) met en doute cette hypothèse. Selon lui, si le conducteur du jet-ski avait respecté les réglementations en vigueur, notamment concernant les distances de sécurité à respecter avec les baigneurs, "l'impact aurait été moins violent et l'enfant ne serait pas actuellement dans un état critique".

Après avoir reçu les premiers soins administrés par une équipe de la Défense civile dépêchée sur les lieux, le père et son enfant ont été transportés à l'hôpital gouvernemental de Bouar, où ils étaient toujours soignés mardi, indique l'Ani.

Interrogé sur les mesures que la municipalité envisage de prendre suite à cet accident, M. Atik a répondu : "En tant que municipalité, nos actions sont limitées. Nous ne disposons pas des ressources nécessaires pour entreprendre des projets sur le rivage, ni même pour rémunérer la police municipale chargée de la protection des citoyens. Nous faisons de notre mieux avec les moyens à notre disposition".

Contactées par l'OLJ, les Forces de Sécurité Intérieure (FSI) ont, elles, déclaré ne pas avoir de détails sur ce drame. 

Responsabilités et réglementations
Ce qui s'est passé dimanche à Bouar remet au centre du débat la question de la sécurité pour les conducteurs de jet-ski, alors que de nombreux accidents sont rapportés chaque année. 

Le directeur de LASIP, Ziad Halabi, en a rejeté la responsabilité sur le ministère du Tourisme "chargé de l'aménagement des centres balnéaires" et sur celui des Transports "responsable de la navigation des bateaux", tout en dégageant la responsabilité de la municipalité.

Il a souligné que les jet-skis sont considérés comme des bateaux de classe A, soumis à des règles d'utilisation strictes. "Au Liban, cependant, ils sont souvent perçus comme de simples jouets utilisés à des fins lucratives", a-t-il critiqué. "N'importe qui peut acheter autant de jet-skis qu'il le veut et les louer sur la plage", a-t-il condamné.

M. Halabi a ajouté : "Les réglementations pour ce type d'engins sont claires. Les voies d'entrée et de sortie pour les jet-skis doivent être clairement indiquées par des bouées flottantes, et les conducteurs doivent les emprunter avec précaution, en évitant de traverser les zones où se trouvent les nageurs. Les conducteurs sont également tenus de porter un gilet de sauvetage et d'avoir un dispositif d'arrêt d'urgence attaché à celui-ci, afin de pouvoir immédiatement couper le moteur en cas d'accident ou de chute du conducteur. Une fois à 500 mètres du rivage, le conducteur a le droit d'accélérer, à condition de rester à distance des autres bateaux", a ajouté M. Halabi.

"Cela fait plus de douze ans que nous nous battons pour mettre à jour les lois en vigueur, qui datent de 1970. Nous n'avons trouvé aucun responsable disposé à nous écouter. Pire encore, nous avons été confrontés à une opposition par les responsables en question", a regretté l'expert. 

Un père et son enfant âgé de cinq ans ont été grièvement blessés dimanche à Bouar, sur la cote du Kesrouan dans le Mont-Liban, après avoir été percutés par un jet-ski, rapporte l'Agence nationale d'Information (Ani, officielle). Le père souffre de blessures graves et l'enfant d'une fracture du crâne. L'enfant et son père nageaient non loin du rivage lorsqu'ils ont été heurtés...

commentaires (1)

Un travail de plus que le parlement n’a pas fait. Décidément, que de lois n’ont pas été votées pour moderniser l’arsenal légal. Les députés sont trop occupés à sortir des lois pour se protéger eux-mêmes.

K1000

18 h 47, le 27 juin 2023

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Commentaires (1)

  • Un travail de plus que le parlement n’a pas fait. Décidément, que de lois n’ont pas été votées pour moderniser l’arsenal légal. Les députés sont trop occupés à sortir des lois pour se protéger eux-mêmes.

    K1000

    18 h 47, le 27 juin 2023

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