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Nos Lecteurs ont la Parole

J’encaisserai jusqu’à quand ?

Lourde que tu es. Pénible à porter. Sans réelle valeur ajoutée. Qui es-tu ? D’où viens-tu ? Tu es nouvelle dans ce décor sérieux, sans savoir si tu as vraiment ta place. Il faut admettre que tu attires l’attention quand tu es là, toujours bien entourée.

Je ne sais pas si c’est la curiosité ou le dégoût, mais tu as capté mon regard la dernière fois.

Physiquement, comment te décrire? Pas vraiment gaulée, mais bien remplie si je peux me permettre de souligner.

J’admets que tu m’as tellement bouleversée, que je t’écris ce soir. Tu vois, on te voit de plus en plus dans certaines institutions.

J’ai demandé naïvement à mon voisin de banc ce que tu cachais.

Des mystères, me répond un gentleman à côté de toi. Ne prête pas attention, me dit-il, « elle est ici, chaque jour, elle a pris sa place naturelle dans un contexte inhabituel ».

Tu crois qu’un jour, j’aurais besoin de toi ? Moi qui suis toute jeune, comme toi dans ce décor inhabituel. Je n’ai pas osé te photographier. Qui sait ? C’est peut-être une atteinte à ta vie privée !

Voilà. Assez ! Tu as eu mon attention. Et l’attention de beaucoup de mes compatriotes. Jadis, je ne te trouvais que dans les supermarchés, les dépôts ou même les aéroports.

Tu envahis maintenant nos banques. Oui, c’est bien toi à qui je parle, la caisse ou valise de billets. Bien fourrée de billets pour Sayrafa ou je ne sais quoi. Je te préfère pleine de jus, garnie de chocolat ou même d’habillement. Tu étais tellement plus belle !

Reviens à ton essentiel, tu n’es décidément pas faite pour être remplie de billets.

P.-S. : On s’est rencontré à la banque vendredi dernier.

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

Lourde que tu es. Pénible à porter. Sans réelle valeur ajoutée. Qui es-tu ? D’où viens-tu ? Tu es nouvelle dans ce décor sérieux, sans savoir si tu as vraiment ta place. Il faut admettre que tu attires l’attention quand tu es là, toujours bien entourée.Je ne sais pas si c’est la curiosité ou le dégoût, mais tu as capté mon regard la dernière fois.Physiquement, comment te...
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