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Moyen-Orient - Reportage

« J’ai vu une femme mourir faute de soins » : l’exil chaotique des Soudanais à la frontière égyptienne

Après l’éclatement des combats à Khartoum le 15 avril, des milliers de Soudanais ont fui leur pays. Ceux qui ont choisi l’Égypte font face à des files d’attente interminables à la frontière, dans des conditions désordonnées.

« J’ai vu une femme mourir faute de soins » : l’exil chaotique des Soudanais à la frontière égyptienne

Des Soudanais sont entrés en Égypte par le poste-frontière d’Argeen, le 27 avril 2023. Photo AFP

Sur le sol poussiéreux de la gare routière de Karkar, à trente kilomètres au sud d’Assouan, le ballet des bus en provenance de la frontière soudanaise est intarissable. Aussitôt son dernier passager débarqué, Mohammad Adam bricole le moteur en vitesse et reprend le volant de son véhicule d’une cinquantaine de places direction le poste-frontière d’Argeen. « Je n’ai pas arrêté de travailler depuis le premier jour du Aïd (la fête du Fitr) car il y a beaucoup de personnes à aller chercher. Mais tout va bien car Dieu est avec moi », lâche-t-il par la fenêtre quelques secondes avant de disparaître dans un nuage de sable. Des dizaines de familles, fuyant le conflit qui ravage Khartoum, arrivent ici chaque jour après un voyage éprouvant depuis la capitale soudanaise. « Cela fait six jours que nous sommes sur la route »,...
Sur le sol poussiéreux de la gare routière de Karkar, à trente kilomètres au sud d’Assouan, le ballet des bus en provenance de la frontière soudanaise est intarissable. Aussitôt son dernier passager débarqué, Mohammad Adam bricole le moteur en vitesse et reprend le volant de son véhicule d’une cinquantaine de places direction le poste-frontière d’Argeen. « Je n’ai pas arrêté de travailler depuis le premier jour du Aïd (la fête du Fitr) car il y a beaucoup de personnes à aller chercher. Mais tout va bien car Dieu est avec moi », lâche-t-il par la fenêtre quelques secondes avant de disparaître dans un nuage de sable. Des dizaines de familles, fuyant le conflit qui ravage Khartoum, arrivent ici chaque jour après un voyage éprouvant depuis la capitale soudanaise. « Cela fait six jours que nous...
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