Le père Michel Jalkh a évoqué l’importance du rôle des universités dans la recherche scientifique historique. Photo ANI
L’Université antonine, en coopération avec le musée Nabu, a inauguré l’exposition « Désespoir et espoir » pour commémorer la date anniversaire de la guerre du Liban, en présence de personnalités politiques, culturelles et religieuses. Le recteur de l’université, le père Michel Jalkh, a parlé de cette exposition en ces termes : « Nous nous souvenons de la guerre avec ses images, ses faits, ses documents et ses tragédies, non pas pour rouvrir des blessures, mais pour en tirer les leçons. Dans ce contexte, les universités libanaises se doivent de jouer un rôle de premier plan. Ces institutions sont au service de l’éducation et de la recherche scientifique historique. Et cela dans tous les domaines, à plus forte raison dans le cas d’une guerre qui a détruit des gens et des pierres, déformé l’histoire, sapé la fraternité entre les populations d’un même pays et est toujours profondément ancrée dans la conscience de chaque Libanais. »
Quant à Jawad Adra, fondateur du musée Nabu, il a estimé qu’aujourd’hui « le Liban est au bord du gouffre, mais ce n’est pas nouveau pour lui. Depuis son indépendance, il a traversé des crises et des guerres. (…) Pour pouvoir élaborer des solutions et sortir de ce cercle vicieux, deux étapes sont nécessaires : la vérité et la réconciliation », en espérant que cette exposition pourra ouvrir les horizons pour une meilleure compréhension des années de guerre.
L’exposition « Désespoir et espoir » se poursuit sur le campus universitaire de Baabda jusqu’au 12 mai, de 11h à 17h. Des séminaires et des conférences sur le thème de la guerre seront organisés pour les étudiants.


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