Khvicha Kvaratskhelia bloqué par la défense de l’AC Milan lors du match nul (1-1) entre les Milanais et les Napolitains en quart de finale retour de la Ligue des champions, mardi sur la pelouse du stade Diego Maradona de Naples. Andreas Solaro/AFP
Le Milan a trouvé la bonne formule. Alors que 22 points les séparent en Serie A, les Rossoneri ont de nouveau pris le dessus sur les Napolitains. En un mois à peine, les hommes de Stefano Pioli sortent pour la troisième fois de suite triomphants à l’issue de leur duel face à ceux de Luciano Spaletti, bien moins fringants qu’à l’accoutumée en cette fin de saison.
Car malgré le retour du buteur providentiel, érigé en icône par toute une ville, Victor Osimhen, les futurs champions d’Italie ont été trop approximatifs pour renverser leur revers du match aller (1-0). La faute surtout à un immense Mike Maignan, qui aura une nouvelle fois écœuré les attaquants azzure. S’il a finalement cédé dans le temps additionnel sur une tête rageuse d’Osimhen (1-1, 90e+3), le portier tricolore a encore été décisif en arrêtant un penalty tiré par le malheureux Khvicha Kvaratskhelia (82e).
Impérial sur sa ligne et dans sa surface, il a souvent été l’initiateur des nombreux contres éclairs menés par ses coéquipiers, et à la conclusion desquels s’est maintes fois retrouvé Olivier Giroud. L’ancien Gunner s’est fait pardonner un penalty manqué avant la demi-heure de jeu en ouvrant la marque en fin de première période après un grand numéro de Rafael Leão, qui a passé en revue toute la défense napolitaine (0-1, 43e).
Le poids de l’histoire
Milan, club le plus titré en Ligue des champions après le Real Madrid (7 couronnes contre 14), retrouve le dernier carré pour la première fois depuis 2007, date de son dernier sacre.
D’ailleurs, les Rossoneri ont l’avantage de connaître mieux que quiconque la route menant vers une finale à Istanbul, où ils avaient disputé et perdu une finale mémorable en 2005 contre Liverpool.
« Avec cet état d’esprit, on peut rêver », a estimé Giroud sur Mediaset. « Pourquoi ne pas imaginer soulever la coupe », a renchéri en écho son capitaine Davide Calabria.
Poussés par un stade Diego Maradona bouillant, les joueurs de Luciano Spalletti ont pourtant mis la pression d’entrée, mais sans inquiéter Maignan, qui a facilement bloqué la frappe trop écrasée de Kvaratskhelia (9e).
Comme à l’aller, Milan a laissé passer l’orage pour mieux piquer. Sur l’un des premiers contres, Leão s’illustre en obtenant en penalty pour une faute de Mario Rui. Mais, dans un stade soudain quasi muet, Alex Meret a sorti le penalty de Giroud (22e). Peu après, le portier napolitain a gagné un nouveau duel brûlant face au Français (28e).
Un scudetto en guise de consolation
Passée la demi-heure de jeu, Naples a semblé être un peu rattrapé par la fatigue, après cette saison à cent à l’heure. Kvaratskhelia peinait à se défaire du solide marquage de Davide Calabria, et Politano et Rui devaient renoncer prématurément, blessés (33e).
Leão a au contraire retrouvé toutes ses jambes depuis son doublé sur ce même terrain en championnat début avril (4-0).
Quelques instants après avoir failli causer un penalty avec un tacle non maîtrisé, le bolide portugais a profité d’un contrôle raté de Tanguy Dembélé pour s’envoler. Dans une chevauchée digne de Maradona, l’idole napolitaine, il a passé en revue trois défenseurs pour servir Giroud qui, cette fois, ne pouvait pas rater (43e).
Le Français pouvait exulter, déjà auteur d’un but capital pour le scudetto rossonero l’an dernier sur ce terrain.
Avec ses deux buts d’avance en cumulé, Milan s’est fait toujours plus compact et défensif. Le Napoli a tenté à droite, à gauche, mais a peiné à trouver des espaces et surtout le cadre, à l’image de Kvaratskhelia (58e) ou Mathias Olivera sur corner (64e).
Et quand la vraie occasion s’est présentée, avec un penalty, Mike Maignan a fini d’écœurer le Géorgien.
Luciano Spalletti n’a pas voulu accabler son ailier : « Comme d’autres, il est arrivé un peu à bout de souffle. On a vu ces derniers temps que certains joueurs sont arrivés avec un peu de fatigue, (mais) il va encore nous apporter sa qualité pour ce grand objectif qui nous attend », a lancé l’entraîneur.
Naples va maintenant se consacrer à la conquête annoncée du scudetto, un joli lot de consolation, même si les regrets seront d’autant plus grands qu’Osimhen a fini (mais trop tard) par marquer.
G.B. avec AFP

