Les exécutions judiciaires en Iran ont enregistré une hausse de 75 % en 2022, avec 582 pendaisons, selon deux organisations de défense des droits humains. Le chiffre est le plus élevé dans la République islamique depuis 2015 (972), après un total de 333 exécutions en 2021, selon l’ONG basée en Norvège Iran Human Rights (IHR) et Ensemble contre la peine de mort (ECPM), installée à Paris. La peine de mort a été, « une fois de plus, utilisée comme un ultime outil d’intimidation et d’oppression par le régime iranien dans le but de maintenir la stabilité de son pouvoir », estiment ces ONG dans un rapport conjoint publié hier. Selon le directeur d’IHR, Mahmood Amiry Moghaddam, 150 personnes ont été exécutées depuis le début de l’année, faisant craindre que les chiffres en 2023 dépassent le précédent record de 2015. « Chaque exécution en Iran est politique », a-t-il martelé hier. Selon le rapport, les membres de la minorité baloutche, principalement sunnite, représentent 30 % des exécutions alors qu’ils comptent pour seulement 2 à 6 % de la population nationale. Une telle disproportion est aussi notée chez les minorités kurde et arabe.
Moyen-Orient - Répression
Hausse massive des exécutions pour instiller la peur en Iran
OLJ / le 14 avril 2023 à 00h00

