Le Premier ministre libanais Nagib Mikati. Photo Dalati et Nohra.
Le Premier ministre libanais Nagib Mikati a condamné jeudi soir le tir de roquettes sur Israël à partir du sud du pays, auquel l'Etat hébreu menace de riposter, et affirmé que le Liban "refuse toute escalade à partir de son territoire".
"Le Liban refuse catégoriquement toute escalade militaire à partir de son territoire et l'utilisation du territoire libanais pour mener des opérations qui déstabilisent la situation", a-t-il affirmé dans un communiqué.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a promis jeudi soir une riposte militaire, quelques heures après le tir de plus de trente roquettes à partir du sud du Liban, imputé par Israël à des groupes palestiniens.
M. Mikati, chef d'un gouvernement démissionnaire, dirige de facto le pays en pleine crise politique et privé de chef d'Etat depuis plus de cinq mois.
Il a assuré que "le Liban condamne le tir de roquettes depuis le sud" du pays, ajoutant que l'armée libanaise et la Force intérimaire des Nations unies (Finul) "intensifient leurs enquête pour découvrir les auteurs" des tirs.
L'armée libanaise a annoncé jeudi avoir découvert et démantelé des rampes de lancement de roquettes dans le sud du Liban, après les tirs qui ont visé Israël.
Israël a laissé entendre que le Hamas, dont le chef se trouve actuellement au Liban ou le Jihad islamique pourraient être à l'origine des tirs qui n'ont pas été revendiqués.
Ces deux formations entretiennent de bonnes relations avec le puissant Hezbollah pro-iranien, qui contrôle de fait le sud du Liban.
Israël et le Liban restent techniquement en état de guerre après différents conflits, et la ligne de cessez-le-feu est contrôlée par la Finul, déployée dans le sud du Liban pour veiller au maintien de la trêve.


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