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Sport - Serie A

Leao et Milan ramènent Naples sur terre

Les Rossoneri ont corrigé les leaders napolitains sur leur pelouse (4-0) dimanche lors de la 28e journée. Un joli coup, dix jours avant leur duel en quarts de finale de Ligue des champions.

Leao et Milan ramènent Naples sur terre

Le milieu napolitain Matteo Politano (à droite) s’effondrant après un contact avec l’attaquant milanais Rafael Leao (à gauche) lors de la victoire de l’AC Milan sur la pelouse du Napoli SSC, dimanche, sur la pelouse du stade Diego Maradona de Naples. Tiziana Fabi/AFP

Pour une fois, ce n’est pas Naples qui a assuré le spectacle au stade Diego Maradona. Alignés sur les deux ailes du 4-2-3-1 mis en place par Stefano Piolin, Rafael Leao, auteur d’un doublé, et Brahim Diaz, passeur puis buteur, ont donné le tournis à l’arrière-garde napolitaine, transpercée de toute part au point de concéder quatre buts, une première cette saison.

Si cette claque reçue à domicile ne remet pas en cause le scudetto promis au Napoli, dont l’avance reste confortable (16 points) à dix journées de la fin, elle pourrait bien mettre à mal l’incroyable dynamique sur laquelle était jusqu’alors lancé le leader. Car au-delà de l’incidence comptable, somme toute assez limitée, de cette troisième défaite de la saison, le visage affiché par les Napolitains ce dimanche n’est pas des plus rassurants à dix jours de retrouver les Rossoneri en C1 à San Siro.

Le show Leao

Plus agressif, Milan a pris le large grâce à deux somptueux buts, d’abord par Leao d’un ballon piqué sur un service lumineux de Diaz (17e), puis de l’Espagnol lui-même, après une feinte de frappe (25e).

Naples est alors enfin entré dans le match, mais a manqué de sa percussion habituelle, en l’absence du meilleur buteur du championnat, Victor Osimhen, touché à un adducteur.

Dans les buts du Milan, Mike Maignan a été attentif devant Stanislav Lobotka (28e), Piotr Zielinski (45+3e) et Mario Rui (56e).

Pas de quoi réchauffer les tifosi napolitains, en froid avec leur direction malgré la saison quasi parfaite du Napoli : avant la rencontre ils ont protesté, notamment contre le prix des places pour le quart de finale retour de C1 contre ce même Milan (premier prix à 90 euros, en virage).

D’autant que la seconde période a tourné à la leçon, avec un nouveau joli but de Leao (59e) puis un incroyable numéro en solo d’Alexis Saelemaekers (67e), digne de Maradona.

La Lazio dauphine

À Monza, six jours avant de recevoir la Juventus Turin, la Lazio a rapidement pris les devants par Pedro (13e) avant de faire le break sur un maître coup franc de Sergej Milinkovic-Savic (56e). Le Serbe, à la Lazio depuis 2015, est devenu le meilleur buteur étranger de l’histoire du club avec 65 réalisations.

Seul club italien éliminé des Coupes européennes, la Lazio peut désormais entièrement se consacrer à la conquête d’un billet pour la prochaine Ligue des champions, promise aux quatre premiers.

Avec sa belle série en cours de cinq victoires et un nul lors des six derniers matches, sans prendre de but, elle confirme ses prétentions, avec comme autre bonne nouvelle du jour le retour de blessure de son buteur Ciro Immobile.

La Roma reste dans la course

La Roma n’a pas laissé passer l’occasion de rejoindre l’Inter (4e), en matant la Sampdoria Gênes (3-0). Le relégable (19e) a résisté jusqu’à l’exclusion de son défenseur Jeison Murillo pour un second avertissement (52e).

Jusque-là intraitable, le gardien de la Sampdoria, Nicola Ravaglia, a cédé cinq minutes après sur une tête de Georginio Wijnaldum (57e). Le Néerlandais, qui avait trouvé le poteau en première période, a ensuite obtenu un penalty transformé par Paulo Dybala (88e). Stephan El Shaarawy a conclu l’ultime offensive romaine (90+4e).

Après le match, l’entraîneur serbe de la Sampdoria Gênes, Dejan Stankovic a remercié son homologue de la Roma José Mourinho pour être intervenu sur son banc afin de faire cesser des chants de tifosi de la Roma le traitant de « gitan ».

« Je suis fier d’être gitan », a lancé Stankovic après cet énième incident raciste dans un stade italien.

Source : AFP

Pour une fois, ce n’est pas Naples qui a assuré le spectacle au stade Diego Maradona. Alignés sur les deux ailes du 4-2-3-1 mis en place par Stefano Piolin, Rafael Leao, auteur d’un doublé, et Brahim Diaz, passeur puis buteur, ont donné le tournis à l’arrière-garde napolitaine, transpercée de toute part au point de concéder quatre buts, une première cette saison.Si cette claque reçue à domicile ne remet pas en cause le scudetto promis au Napoli, dont l’avance reste confortable (16 points) à dix journées de la fin, elle pourrait bien mettre à mal l’incroyable dynamique sur laquelle était jusqu’alors lancé le leader. Car au-delà de l’incidence comptable, somme toute assez limitée, de cette troisième défaite de la saison, le visage affiché par les Napolitains ce dimanche n’est pas des plus rassurants à...
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