Rechercher
Rechercher

Société - Grand Angle

Les années sida au Liban, histoire d’un silence de plomb

Les décennies 1980-1990 ont vu mourir des victimes du VIH dans le vacarme de la guerre civile, des âmes qui partaient dans l’oubli et la honte. « L’Orient-Le Jour » a rencontré des survivants de ces années noires, qui subissent toujours le poids du tabou.

Les années sida au Liban, histoire d’un silence de plomb

Photo d’illustration Bigstock

Chaque année, au réveillon du Nouvel An, Soumia* s’isole. Ni les festivités, ni la bienveillance de ses amis ne lui redonnent le sourire. Impossible pour elle d’oublier ce 31 décembre 1998, le jour où son fils cadet Mohammad, trois ans, meurt du sida sous ses yeux.Soumia interrompt l’interview, sèche ses larmes, réajuste son voile. « Mon mari a craqué. Il a commencé à courir dans la rue en hurlant “J’ai tué mon fils ! J’ai tué mon fils !” » reprend-t-elle, la voix encore secouée par les sanglots de ce maudit jour.
Le « satané virus » aura changé sa vie à jamais. Deux ans après le bébé, le mari de Soumia succombe à son tour à la maladie. « Je me suis retrouvée seule avec mon premier enfant sur les bras. Cette chose a détruit ma famille, ma maison. Elle m’a tuée. »
Tout avait pourtant bien commencé pour cette quinquagénaire originaire du...
Chaque année, au réveillon du Nouvel An, Soumia* s’isole. Ni les festivités, ni la bienveillance de ses amis ne lui redonnent le sourire. Impossible pour elle d’oublier ce 31 décembre 1998, le jour où son fils cadet Mohammad, trois ans, meurt du sida sous ses yeux.Soumia interrompt l’interview, sèche ses larmes, réajuste son voile. « Mon mari a craqué. Il a commencé à courir dans la rue en hurlant “J’ai tué mon fils ! J’ai tué mon fils !” » reprend-t-elle, la voix encore secouée par les sanglots de ce maudit jour.
Le « satané virus » aura changé sa vie à jamais. Deux ans après le bébé, le mari de Soumia succombe à son tour à la maladie. « Je me suis retrouvée seule avec mon premier enfant sur les bras. Cette chose a détruit ma famille, ma maison. Elle m’a tuée. »
Tout avait pourtant bien...
commentaires (1)

TROP DE GENS SONT MORTS.

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

21 h 14, le 24 mars 2023

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (1)

  • TROP DE GENS SONT MORTS.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    21 h 14, le 24 mars 2023

Retour en haut