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Perpétuité requise contre un "prédateur conjugal"

Un drapeau français. Photo d'illustration AFP

La perpétuité a été requise jeudi en France contre un "prédateur conjugal" accusé de s'être acharné pendant des heures sur sa compagne en 2015, la défense déplorant des "dysfonctionnements" de la justice ayant conduit à sa mort.

La réclusion criminelle à perpétuité a été demandé par l'avocat général Sébastien Piève, devant la cour d'assises de Douai (nord), invoquant la "dangerosité criminelle" d'un "prédateur conjugal", auteur de "cinq longues heures de calvaire", "quelque chose qui relève du supplice". L'autopsie de la victime, également violée, avait recensé pas moins de 20 fractures et 144 lésions. Hocine Hamoudi, 35 ans, a nié tout au long du procès le viol et il s'est défendu de toute volonté de tuer. 

L'avocate de la famille de la victime, Me Blandine Lejeune, a qualifié le procès dans sa plaidoirie de "radioscopie chronique d'une mort annoncée", déplorant des "dysfonctionnements" de la justice ayant conduit à sa mort. Jugée vulnérable et sous l'emprise de M. Hamoudi par les enquêteurs, Sandra avait porté plainte à deux reprises contre son compagnon, déjà sous le coup de poursuites pour violences conjugales, après les accusations d'autres femmes.

Pour la défense, Me Damien Legrand, a lui aussi pointé des lacunes judiciaires: "cet homme aurait pu être jugé 1.000 fois, et en 2023 on vous demande de réparer ce qui a été écarté il y a de ça bien longtemps, c'est-à-dire la justice", a-t-il lancé.  "La défaite c'est la résignation des victimes (...), c'est Sandra qui n'appelle pas la police parce qu'elle sait qu'elle ne viendra pas, c'est le voisin qui entend du bruit mais qui n'appelle pas", a-t-il estimé.

Sandra avait porté plainte une première fois en juin 2014, accusant son compagnon de coups de poing et de tournevis, infligés après qu'elle avait refusé de se prostituer pour lui. Elle s'était rétractée quelques semaines plus tard, et l'affaire avait été classée sans suite. Elle avait déposé une seconde plainte moins d'un mois avant d'être tuée, M. Hamoudi l'ayant blessée en tentant de s'introduire de force chez elle, mais aucune mesure de protection n'avait été mise en place.

Remis en liberté sous contrôle judiciaire en 2016 à la suite d'un vice de procédure, l'accusé a depuis fait l'objet d'autres plaintes pour viol, violences et proxénétisme, déposées par plusieurs femmes, et a été incarcéré en décembre 2018, puis à nouveau en 2021. Le verdict doit être rendu vendredi. 


La perpétuité a été requise jeudi en France contre un "prédateur conjugal" accusé de s'être acharné pendant des heures sur sa compagne en 2015, la défense déplorant des "dysfonctionnements" de la justice ayant conduit à sa mort.

La réclusion criminelle à perpétuité a été demandé par l'avocat général Sébastien Piève, devant la cour d'assises de Douai (nord), invoquant la "dangerosité criminelle" d'un "prédateur conjugal", auteur de "cinq longues heures de calvaire", "quelque chose qui relève du supplice". L'autopsie de la victime, également violée, avait recensé pas moins de 20 fractures et 144 lésions. Hocine Hamoudi, 35 ans, a nié tout au long du procès le viol et il s'est défendu de toute volonté de tuer. 

L'avocate de la...