
Le président Élias Sarkis en compagnie de son homologue syrien Hafez el-Assad. Archives « L'OLJ »
Dans les milieux politiques, on dit souvent du Liban qu’il est le pays des ambassades et des consulats. Si cette expression est utilisée à outrance et permet aux acteurs de se dédouaner de leurs propres responsabilités, il n’empêche qu’elle raconte aussi une réalité : le rôle prépondérant des puissances extérieures dans les grandes échéances libanaises, en particulier la présidentielle. Depuis 1943, aucun président ne peut se targuer d’avoir été élu sans un feu vert régional et international, même si, du Royaume-Uni à l’Iran, en passant par la France, la Syrie, l’Égypte et les États-Unis, les acteurs impliqués se sont succédé au cours des décennies. Une fois élu, le mandat du président libanais dépend aussi le plus souvent de facteurs régionaux. C’est cette histoire, celle des jeux des puissances, des interférences diplomatiques et des équilibres géopolitiques précaires, que « L’Orient-Le Jour » se propose de raconter dans une série de treize épisodes. Le sixième, aujourd’hui, raconte comment le mandat d’Élias Sarkis voit l’entrée durable de la Syrie des Assad au pays du Cèdre.
OLJ / Par Mounir RABIH, le 18 février 2023 à 00h00
Le président Élias Sarkis en compagnie de son homologue syrien Hafez el-Assad. Archives « L'OLJ »
Merci pour cet article bien écrit qui décrit malheureusement le malheur des Libanais. Hélas, le Liban demeure un pays inféodé, clanique, ... mais on l'aime. Cela relève de la schizophrénie. Merci encore pour cet éclairage.
Une perspective honorable, mais deficiente. L'histoire n'est point le Liban. C'est l'OLP. Devant le chaos incontrollable du Liban, et du risque de voir les forces palestiniennes gauchisantes prendre le dessus, la Syrie est introduite au Liban. Mais devant l'impuissance de la Syrie de controller l'OLP, Israel rentre dans le jeu, et l'OLP est invitee a sortir du pays. La Syrie, humiliee, a cherche a reprendre le controle, en s'arrangeant a raviver les guerres intestines.Les Libanais, comme d'habitude, ne font que suivre leurs mythes.Mais cela est une autre histoire. Merci.
commentaires (2)
Merci pour cet article bien écrit qui décrit malheureusement le malheur des Libanais. Hélas, le Liban demeure un pays inféodé, clanique, ... mais on l'aime. Cela relève de la schizophrénie. Merci encore pour cet éclairage.
Samira Farhoud
22 h 28, le 20 février 2023