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Sport - Ligue Des Champions

L’AC Milan se requinque face à Tottenham

Guidés par Theo Hernandez, les Rossoneri ont assuré l’essentiel face aux Spurs (1-0), mardi à San Siro. De quoi sereinement aborder le match retour à Londres le 8 mars prochain.

L’AC Milan se requinque face à Tottenham

Theo Hernandez prenant le dessus sur le milieu suédois de Tottenham Dejan Kulusevski lors de la victoire (1-0) de l’AC Milan face aux Spurs, mardi en huitièmes de finale aller de la Ligue des champions à San Siro. Marco Bertorello/AFP

Avec le retour de la petite musique de la C1, San Siro a soudain renoué avec son glorieux passé européen. Pleine jusqu’au troisième anneau, avec près de 75 000 spectateurs, la « Scala » avait revêtu ses habits de gala à l’occasion de ce premier huitième de finale disputé par les Rossoneri depuis presque dix ans (saison 2013/14), le premier pour le nouveau propriétaire, le fonds américain RedBird, à la tête du club depuis l’été dernier. Une éternité pour un club vainqueur à sept reprises de « la coupe aux grande oreilles ».

Sur le terrain, les Lombards ont fait honneur à leurs retrouvailles avec les grandes soirées européennes en retrouvant leur « grinta », perdue au terme d’un mois de janvier cauchemardesque, à l’image du but marqué en deux temps par Brahim Diaz en début de match (7e).

« On a tous illuminé San Siro ce soir, les supporters ont été incroyables », s’est réjoui le buteur espagnol. Une ambiance – et des sifflets – digne de celle des derbys que connaît bien l’entraîneur de Tottenham, Antonio Conte, champion d’Italie avec l’Inter Milan en 2021. Lui qui, sur le banc nerazzurro, a gagné quatre des cinq duels contre le Milan AC.

Loin de critiquer cet accueil bouillant, Conte a « félicité » Milan pour son titre de l’an dernier et pour sa victoire, tout en rappelant que la « qualification se décide sur deux matchs ».

Est-ce cette ambiance qui explique l’entame un brin timide de Tottenham et de ses jeunes milieux de terrain, Oliver Skipp (22 ans), première titularisation en C1, et Pape Matar Sarr (20 ans), première apparition en C1, lancés en l’absence des blessés Rodrigo Bentancur et Yves Bissouma ?

Milan en a en tout cas profité très vite. Intenable dans son couloir gauche, le piston des Bleus Theo Hernandez a pris le dessus sur Christian Romero de la tête avant de déclencher une frappe puissante que le gardien Fraser Forster n’a pu que repousser. Brahim Diaz, bien placé en embuscade, a pu reprendre le ballon avant de conclure d’une tête plongeante sur la ligne après un nouvel arrêt du portier remplaçant d’Hugo Lloris.

Break manqué de peu

Milan a ensuite pu reculer, avec un Olivier Giroud ne s’économisant pas dans le pressing et une équipe compacte devant la défense à trois récemment adoptée par Stefano Pioli pour stopper la série de buts encaissés depuis le début d’année.

Ciprian Tatarusanu, le remplaçant de Mike Maignan toujours cantonné aux tribunes, a été attentif sur sa ligne sur une déviation de la tête d’Eric Dier (13e) et une frappe appuyée d’Emerson (26e).

Le Roumain, principalement menacé sur coups de pied arrêtés, a sorti ses deux plus belles parades juste avant la pause devant Son Heung-min puis Harry Kane. Mais pour rien, car le Sud-Coréen a finalement été signalé hors jeu au départ de l’action (45e).

En seconde période, les Milanais sont de nouveau apparus plus haut et plus incisifs face à des Anglais contraints de commettre des fautes, à l’image de Romero passé tout près du rouge pour un tacle dangereux (48e) ou Dier averti et suspendu au retour (63e).

Mais ils ont toutefois tremblé lorsque Tatarusanu, après une mauvaise réception sur sa sortie aérienne, est longtemps resté au sol pour se faire soigner la cheville (59e). Le Roumain a boité quelques minutes mais a finalement pu terminer, continuant à régner dans les airs.

Comme requinqué par le caractère de leur portier, parfois contesté, Milan est même passé tout près d’un second but qui aurait changé beaucoup de choses. Mais les têtes de Charles De Ketelaere (78e) puis Malick Thiaw (79e) ont frôlé les montants.

S’il a remporté la première manche entre les deux derniers entraîneurs sacrés champions d’Italie, Stefano Pioli l’a compris : « le plus difficile » attend encore les siens dans trois semaines en terres londoniennes.

Source : AFP

Avec le retour de la petite musique de la C1, San Siro a soudain renoué avec son glorieux passé européen. Pleine jusqu’au troisième anneau, avec près de 75 000 spectateurs, la « Scala » avait revêtu ses habits de gala à l’occasion de ce premier huitième de finale disputé par les Rossoneri depuis presque dix ans (saison 2013/14), le premier pour le nouveau propriétaire, le fonds américain RedBird, à la tête du club depuis l’été dernier. Une éternité pour un club vainqueur à sept reprises de « la coupe aux grande oreilles ».Sur le terrain, les Lombards ont fait honneur à leurs retrouvailles avec les grandes soirées européennes en retrouvant leur « grinta », perdue au terme d’un mois de janvier cauchemardesque, à l’image du but marqué en deux temps par Brahim Diaz en...
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