Dans les quartiers pauvres de Gaziantep, le froid, la peur et le racisme
Unis par un même drame, les Syriens et Turcs de Güzelvadi tentent autant que possible de s'entraider. Mais des relents communautaristes surgissent encore contre une population à majorité réfugiée.
OLJ / Caroline HAYEK, de Gaziantep en Turquie,
le 11 février 2023 à 13h48
Sur la place de Güzelvadi, des volontaires servent de la soupe de lentilles aux sinistrés. Photo Lucile Wassermann
À Güzelvadi, l’un des quartiers les plus pauvres de Gaziantep, il y a ceux qui ont pu s’enfuir en voiture vers des villes plus au Nord, et il y a les autres qui ont installé leur tente faite de bric et de broc. Quelques jours après le séisme, les rues sont vides, de jour comme de nuit, la plupart des appartements ayant été délaissés par leurs habitants. Quand l'obscurité s’installe et que les températures tombent en dessous de zéro, on distingue les visages d’hommes, de femmes et d’enfants emmitouflés, entre les vitres de leur voiture embuée.
Si le centre-ville a subi des dégâts épars, ce faubourg pauvre où vit une grande communauté de Syriens, n’a que peu souffert du séisme. Mais la peur d’une récidive tétanise les sinistrés qui y cohabitent depuis leur arrivée massive dans cette ville proche de la frontière, au plus fort des...
À Güzelvadi, l’un des quartiers les plus pauvres de Gaziantep, il y a ceux qui ont pu s’enfuir en voiture vers des villes plus au Nord, et il y a les autres qui ont installé leur tente faite de bric et de broc. Quelques jours après le séisme, les rues sont vides, de jour comme de nuit, la plupart des appartements ayant été délaissés par leurs habitants. Quand l'obscurité s’installe et que les températures tombent en dessous de zéro, on distingue les visages d’hommes, de femmes et d’enfants emmitouflés, entre les vitres de leur voiture embuée.
Si le centre-ville a subi des dégâts épars, ce faubourg pauvre où vit une grande communauté de Syriens, n’a que peu souffert du séisme. Mais la peur d’une récidive tétanise les sinistrés qui y cohabitent depuis leur arrivée massive dans cette ville proche de la...
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Article immensément précieux. Il révèle, met en lumière les visages, les paroles, les destins derrière l’anonymat des images et des nombres. Il rend tangibles les réalités humaines de cette tragédie, rendue plus cruelle encore quand elle frappe des victimes d’un exil forcé.
Il témoigne, aussi, du courage et de la force intérieure que réclame le journalisme de terrain lorsqu’on y consacre le meilleur de son esprit, de son cœur, de son âme.
Merci, Madame Hayek, merci, L’Orient le Jour.
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Merci, Madame Hayek, merci, L’Orient le Jour.
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09 h 55, le 14 février 2023