Comment Assad veut capitaliser sur l’aide humanitaire internationale après les séismes
Le régime syrien cherche à tirer profit des récents tremblements de terre qui ont frappé le pays pour sortir de son isolement économique et diplomatique.
Des secouristes fouillant les décombres de bâtiments à la recherche de victimes et de survivants dans le village de Salqin, dans la province syrienne d’Idleb (Nord-Ouest syrien) à la suite du tremblement de terre de la nuit de dimanche et des répliques qui ont suivi, le 7 février 2023. Omar Haj Kadour/AFP
Si, depuis le séisme dévastateur de la nuit de dimanche à lundi, l’aide humanitaire internationale s’est rapidement organisée pour aider la Turquie, en Syrie la situation est plus complexe. Instrumentalisée par le régime Assad depuis des années, l’assistance étrangère se heurte à un dilemme : secourir la population en danger sans faire le jeu du pouvoir à Damas, en particulier dans les régions contrôlées par l’opposition. Ces dernières heures, les scènes de Syriens en zones rebelles livrés à eux-mêmes pour sortir leurs blessés des décombres affluent sur les réseaux sociaux. Le bilan provisoire du séisme de magnitude 7,8 sur l’échelle de Richter – dont l’épicentre se trouvait dans le Sud-Est turc – et des fortes répliques qui ont suivi fait déjà état en Syrie de 1 600 morts et de 3 640 blessés, dont 790 morts et plus de...
Si, depuis le séisme dévastateur de la nuit de dimanche à lundi, l’aide humanitaire internationale s’est rapidement organisée pour aider la Turquie, en Syrie la situation est plus complexe. Instrumentalisée par le régime Assad depuis des années, l’assistance étrangère se heurte à un dilemme : secourir la population en danger sans faire le jeu du pouvoir à Damas, en particulier dans les régions contrôlées par l’opposition. Ces dernières heures, les scènes de Syriens en zones rebelles livrés à eux-mêmes pour sortir leurs blessés des décombres affluent sur les réseaux sociaux. Le bilan provisoire du séisme de magnitude 7,8 sur l’échelle de Richter – dont l’épicentre se trouvait dans le Sud-Est turc – et des fortes répliques qui ont suivi fait déjà état en Syrie de 1 600 morts et de...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.
Certains lecteurs semblent consternés par cet article qui parle de la politique d’un régime qui veut profiter de la situation. Ce même régime n’a pas hésité de tuer des centaines de milliers et faire fuir des millions. Les massacres ne les dérangent pas.
Chers lecteurs, afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération.
Certains lecteurs semblent consternés par cet article qui parle de la politique d’un régime qui veut profiter de la situation. Ce même régime n’a pas hésité de tuer des centaines de milliers et faire fuir des millions. Les massacres ne les dérangent pas.
Cedrus Fidelis
04 h 00, le 09 février 2023
Comme le souligne l'article, ce qui reste du régime se gave déjà sur les aides humanitaires (tout comme au Liban certaines organisations à but lucratif, après le 4 août). De là à laisser entendre que le rejeton Assad va se refaire une santé politique à cette occasion, c'est ignorer la situation critique dans laquelle lui et sa clique se trouvent, entre marteau iranien, qui le soupçonnent de vendre des infos aux "ennemis" et enclume russe qui entendent bien toucher une partie de la cagnotte familiale, en échange d'une échappatoire le moment venu...
IBN KHALDOUN
21 h 17, le 08 février 2023
Article condamnable , exécrable et inadmissible ! On se demande comment l'Orient-le-Jour , d'habitude si sensible aux appels humanitaires , a accepté ces lignes venant d'esprits calculateurs cyniques et sordides ! C'est franchement inacceptable ! Une population qui souffre sous les décombres et qui crie sa souffrance ne saurait arrêter les aides humanitaires , qu'elles soient en fin de compte en faveur de Bachar ou non , il est sadique , impardonnable et inhumain d'y penser . Article à proscrire !
Chucri Abboud
19 h 44, le 08 février 2023
Politiser un drame de cette ampleur est ignoble. Les chiffres ne vont pas s'arrêter d' augmenter. J'y étais à San Francisco en 1989. Revoyez votre conscience chère Madame. Si vous aviez un parent sous les décombres, vos hormones féminines, si précieuses pour ceux qui les valorisent reagiraient tout autrement (!!). Avec respect et juste un peu d'humanité.
Raed Habib
11 h 22, le 08 février 2023
C'est juste à dégueuler, le boucher est en place et fera souffrir son peuple encore de longues années ...
Zeidan
10 h 20, le 08 février 2023
Le regime du boucher de Damas n'accepte la presence d'ONGs humanitaires que si elles operent exclusivement dans les regions tenues par le regime.
Certains lecteurs semblent consternés par cet article qui parle de la politique d’un régime qui veut profiter de la situation. Ce même régime n’a pas hésité de tuer des centaines de milliers et faire fuir des millions. Les massacres ne les dérangent pas.
04 h 00, le 09 février 2023