Équilibrisme à l’irakienne : soigner l’Iran sans froisser le Golfe
Le nouveau chef du gouvernement irakien affirme vouloir « renforcer ses liens » avec les pays arabes, tout en multipliant les signes de proximité avec Téhéran. Pour muer ce grand écart en atout diplomatique, Bagdad devra donner des gages à Riyad, qui multiplie les promesses d’investissements en Irak.
Le président iranien Ebrahim Raïssi (à droite) et le Premier ministre irakien Mohammad Chia el-Soudani, au cours d’une conférence de presse conjointe à Téhéran, le 29 novembre 2022. Photo AFP
Téhéran et Riyad se parleront-ils ? Tel semble être l’enjeu voilé de la seconde conférence de Bagdad qui s’ouvre aujourd’hui à Amman. Officiellement, ce second sommet vise à poursuivre le dialogue entamé lors de la première rencontre qui s’est tenue à Bagdad en août 2021 autour des enjeux sécuritaires et économiques irakiens entre les pays du Golfe, la France et l’Irak, mais aussi l’Iran et la Turquie. Le président français Emmanuel Macron, qui sera présent, a aussi mis en avant la nécessité d’apaiser les tensions croissantes dans la province kurde du nord de l’Irak, où l’Iran et la Turquie mènent respectivement des campagnes militaires contre la minorité kurde. Mais de son côté, l’Irak espère aussi réunir autour d’une même table ses voisins rivaux pour relancer son aura de médiateur. Rien n’est moins sûr. Si le ministre iranien des...
Téhéran et Riyad se parleront-ils ? Tel semble être l’enjeu voilé de la seconde conférence de Bagdad qui s’ouvre aujourd’hui à Amman. Officiellement, ce second sommet vise à poursuivre le dialogue entamé lors de la première rencontre qui s’est tenue à Bagdad en août 2021 autour des enjeux sécuritaires et économiques irakiens entre les pays du Golfe, la France et l’Irak, mais aussi l’Iran et la Turquie. Le président français Emmanuel Macron, qui sera présent, a aussi mis en avant la nécessité d’apaiser les tensions croissantes dans la province kurde du nord de l’Irak, où l’Iran et la Turquie mènent respectivement des campagnes militaires contre la minorité kurde. Mais de son côté, l’Irak espère aussi réunir autour d’une même table ses voisins rivaux pour relancer son aura de médiateur. Rien...
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