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Moyen-Orient - Lettre De Gaza

Noor Alyacoubi, depuis Gaza : avec la crise des transports, un seul trajet suffit à me laisser épuisée pendant deux jours

L’état des routes contraint les Gazaouis à marcher des kilomètres sous une chaleur accablante. Femmes enceintes et personnes âgées renoncent souvent aux charrettes jugées trop dangereuses.

Noor Alyacoubi, depuis Gaza : avec la crise des transports, un seul trajet suffit à me laisser épuisée pendant deux jours

Une femme marche avec un récipient d’eau après s’être approvisionnée à une citerne dans un camp d’accueil pour personnes déplacées par la guerre, à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 6 juin 2026. Photo Bashar Taleb/AFP

Noor Alyacoubi, 27 ans, traductrice et coordinatrice médias dans un centre de recherche, n’a pas quitté Gaza depuis les premiers jours de la guerre entre le Hamas et l’État hébreu. La jeune femme rend compte à « L’Orient-Le Jour » du quotidien dans l’enclave depuis le cessez-le-feu.Au milieu de la rue, je me suis réveillée sous les rayons brûlants du soleil. Un homme inconnu me versait de l’eau sur le visage, tandis qu’une jeune femme me mettait un morceau de chocolat dans la bouche et qu’une autre m’aidait à m’asseoir sur une chaise. Pendant quelques minutes, je ne savais pas si j’étais en train de rêver ou si j’étais réellement réveillée.À force de recevoir des gifles pour me faire reprendre conscience, il m’a fallu plus de cinq minutes pour comprendre que je ne rêvais pas et que j’avais effectivement perdu connaissance dans la...
Noor Alyacoubi, 27 ans, traductrice et coordinatrice médias dans un centre de recherche, n’a pas quitté Gaza depuis les premiers jours de la guerre entre le Hamas et l’État hébreu. La jeune femme rend compte à « L’Orient-Le Jour » du quotidien dans l’enclave depuis le cessez-le-feu.Au milieu de la rue, je me suis réveillée sous les rayons brûlants du soleil. Un homme inconnu me versait de l’eau sur le visage, tandis qu’une jeune femme me mettait un morceau de chocolat dans la bouche et qu’une autre m’aidait à m’asseoir sur une chaise. Pendant quelques minutes, je ne savais pas si j’étais en train de rêver ou si j’étais réellement réveillée.À force de recevoir des gifles pour me faire reprendre conscience, il m’a fallu plus de cinq minutes pour comprendre que je ne rêvais pas et que j’avais...
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