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Sport - Rugby

Bernard Laporte ne voit pas pourquoi il devrait s’en aller

Le président de la Fédération française de rugby, condamné mardi à deux ans de prison avec sursis pour corruption, refuse toujours de quitter son poste.

Bernard Laporte ne voit pas pourquoi il devrait s’en aller

Bernard Laporte, le président de la Fédération française de rugby, après sa condamnation à deux ans de prison avec sursis pour « corruption ». Clément Mahoudeau/AFP

« Je suis légaliste : je ne vois pas pourquoi je devrais m’en aller. Cela voudrait dire que je reconnais les faits que l’on me reproche. Impossible », rétorque notamment M. Laporte dans l’hebdomadaire à ceux qui le poussent à quitter ses fonctions à la tête de la FFR.

En poste depuis fin 2016, le président de la fédération, réélu en 2020 pour un mandat de quatre ans, a été reconnu coupable de cinq des six infractions pour lesquelles il était poursuivi, dont corruption passive et trafic d’influence.

Puisqu’il a fait appel de la décision du tribunal correctionnel de Paris, sa peine de prison avec sursis ainsi que l’interdiction d’exercer l’activité de président de la FFR pour une durée de deux ans ne sont pas immédiatement exécutoires.

Mais depuis le jugement, de nombreuses voix se sont élevées pour lui demander de partir, parmi lesquelles celles de la ministre des Sports Amélie Oudéa-Castera, la Ligue nationale de rugby (LNR) ou bien encore le Comité fédéral d’éthique et de déontologie de la FFR.

À tous, M. Laporte, 58 ans, oppose une fin de non-recevoir dans son entretien au Journal du Dimanche (JDD).

« Ils ont le droit de dire ce qu’ils veulent, moi, je suis certain d’être innocent. En outre, il y a des statuts, donc on les respecte. Si 30 % des clubs et des voix demandent une assemblée générale extraordinaire et que deux tiers des inscrits votent pour la démission du comité directeur, alors il peut y avoir de nouvelles élections », estime-t-il.

Interrogé sur l’entretien qu’il doit avoir prochainement avec la ministre, Bernard Laporte répond qu’il la connaît « un peu » et qu’il n’a « rien contre elle ».

« Je l’ai eue au téléphone, je vais aller la voir et on va discuter. En tout état de cause, elle ne m’empêche pas de me présenter à nouveau à des élections », affirme-t-il.

Vendredi, dans un courrier de trois pages, le Comité fédéral d’éthique et de déontologie de la fédération a demandé à l’ancien sélectionneur du XV de France de « se mettre en retrait provisoirement à titre conservatoire jusqu’à décision pénale définitive ».

« Je prends évidemment en considération sa décision, laquelle sera soumise au bureau fédéral aussi rapidement que nous pourrons le convoquer », répond M. Laporte, interrogé sur cet avis. Selon les informations de l’AFP, ce bureau fédéral doit se tenir d’ici aux fêtes de fin d’année.

Rendez-vous chez la ministre

Dans un entretien au journal L’Équipe, la ministre a, elle, souligné son identité de vue avec le Comité d’éthique, qui « diagnostique et qualifie parfaitement la situation ». « Il rappelle que l’intérêt supérieur du rugby doit primer sur les intérêts particuliers, que les valeurs du rugby, l’éthique et la déontologie doivent être protégées. Il démontre que Bernard Laporte n’est plus, en l’état, en mesure de justifier du crédit, de l’autorité ni de la confiance qu’impose la fonction de président. C’est totalement aligné avec mon communiqué », a-t-elle déclaré.

Aux avocats de Bernard Laporte, qui faisaient remarquer dans le JDD que Mme Oudéa-Castéra avait « soutenu ouvertement (...) la liste de Florian Grill », adversaire de celle de M. Laporte, la ministre affirme qu’elle « n’acceptera pas que (son) impartialité soit mise en cause ».

« Cette ligne de défense, fondée sur l’espoir de faire diversion, n’est pas digne. Ça ne trompe personne », dit-elle, assurant que sa « seule exigence » est « celle de l’éthique et de l’intérêt supérieur du rugby français ».

En poste depuis fin 2016, M. Laporte, réélu en 2020 pour un mandat de quatre ans, a été reconnu coupable de cinq des six infractions pour lesquelles il était poursuivi, dont corruption passive et trafic d’influence.

La France doit accueillir la Coupe du monde de rugby du 8 septembre au 28 octobre 2023.

Source : AFP

« Je suis légaliste : je ne vois pas pourquoi je devrais m’en aller. Cela voudrait dire que je reconnais les faits que l’on me reproche. Impossible », rétorque notamment M. Laporte dans l’hebdomadaire à ceux qui le poussent à quitter ses fonctions à la tête de la FFR.En poste depuis fin 2016, le président de la fédération, réélu en 2020 pour un mandat de quatre ans, a été reconnu coupable de cinq des six infractions pour lesquelles il était poursuivi, dont corruption passive et trafic d’influence.Puisqu’il a fait appel de la décision du tribunal correctionnel de Paris, sa peine de prison avec sursis ainsi que l’interdiction d’exercer l’activité de président de la FFR pour une durée de deux ans ne sont pas immédiatement exécutoires.Mais depuis le jugement, de nombreuses voix se sont...
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