Max Verstappen soulevant le trophée de vainqueur du Grand Prix d’Abou Dhabi sur le circuit de Yas Marina, soit la course de la saison 2022 au terme de laquelle le Néerlandais a été sacré champion du monde pour la seconde fois consécutive. Karim Sahib/AFP
À quelques encablures de Doha qui levait le rideau du tant attendu Mondial de football, Abou Dhabi baissait celui de la saison de formule 1. Sur le circuit de Yas Marina, Max Verstappen a largement dominé les débats, à l’image du reste de la saison, pour remporter son 15e Grand Prix en 2022, un record.
Seule ombre au tableau de Red Bull, l’écurie allemande n’est pas parvenue à réaliser le premier doublé de son histoire. Troisième de la course juste derrière Charles Leclerc, le Mexicain Sergio Pérez termine également à trois petites unités derrière le Monégasque qui décroche ainsi le titre honorifique de vice-champion de formule 1.
Pire saison pour Hamilton
« C’est incroyable de gagner à nouveau ici (pour la troisième fois consécutive), la 15e victoire de la saison », a souri le Néerlandais de 25 ans seulement, victorieux pour la 35e fois de sa carrière en F1. « C’était vraiment agréable de réaliser une année comme ça, je sais que ce sera difficile à reproduire, mais c’est une bonne motivation pour essayer de faire la même chose l’année prochaine. »
Pour les autres, l’intersaison devra être studieuse pour espérer mieux, dès le 5 mars 2023 à Bahreïn pour le premier rendez-vous d’une saison record de 24 courses. « J’espère vraiment que l’année prochaine nous pourrons faire un pas en avant pour nous battre pour le titre, nous allons travailler dur pendant la pause hivernale », a promis Leclerc.
Ferrari a bien sauvé sa deuxième place au classement des constructeurs devant Mercedes, ce dimanche dans le Golfe, mais les maux sont bien réels pour la Scuderia qui pensait en début d’année pouvoir viser le titre. Son autre pilote, l’Espagnol Carlos Sainz, termine 5e mondial.
Derrière, Mercedes, après sa première victoire de l’année au Brésil la semaine dernière, a fini sur une mauvaise note. Forcé à l’abandon sur casse mécanique, son septuple champion Lewis Hamilton connaît la toute première saison blanche de sa carrière depuis 2007.
C’est sans pole position ni victoire, lui qui en détient le record avec 103 unités de chaque, que le Britannique quitte 2022.
« J’ai hâte d’arrêter de conduire cette chose », reconnaissait l’ancien roi de la discipline samedi. Certes, cette Flèche d’argent n’a rien à voir avec ses devancières et l’écurie va devoir se réinventer. Mais Hamilton, 37 ans, a également essuyé une défaite personnelle contre son jeune équipier.
George Russell, 24 ans, a réalisé l’exploit de battre son illustre aîné dès sa première saison : avec une pole position et une victoire, il a terminé 4e mondial. Un désaveu pour Sir Lewis, 6e, son pire résultat en seize saisons. Chez les constructeurs, Alpine sauve elle sa 4e place devant McLaren.
Au revoir Vettel
L’année prochaine, la F1 sera orpheline d’un grand nom. L’Allemand Sebastian Vettel quitte la discipline à 35 ans après quatre titres, obtenus de 2010 à 2013 avec Red Bull, pour se consacrer à sa famille et à ses combats hors piste (écologie, défense de la diversité).
Son jeune compatriote Mick Schumacher perd lui son siège chez Haas, après deux saisons non convaincantes, tout comme le Canadien Nicholas Latifi, 27 ans, après trois saisons sans aucun podium et où il aura commis beaucoup d’erreurs et de sorties de piste, à l’image de son accident sur ce même circuit en 2021 qui avait causé l’entrée de la voiture de sécurité et offert le titre mondial à Verstappen contre Hamilton.
L’Australien Daniel Ricciardo (McLaren), 9e à Abou Dhabi, s’ajoute à la liste de ceux qui n’auront plus de volant non plus en 2023, mais pourrait être le pilote réserve de Red Bull. Enfin, l’Espagnol Fernando Alonso, 41 ans, a dû abandonner pour son dernier GP avec Alpine avant de rejoindre Aston Martin. Il termine l’année 9e, derrière son équipier français Esteban Ocon, 8e.
Alonso sera remplacé dans l’écurie française par l’autre tricolore Pierre Gasly, qui achève sa longue collaboration avec AlphaTauri à une lointaine 14e place mondiale.
Le paddock entame sa longue période d’hibernation avant de ressortir ses monoplaces en mars prochain qui seront, on l’espère, bien plus proches les unes des autres.
G.B. avec AFP

