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Économie - Budget 2022

Les industriels vent debout contre le budget et les douanes

Selon l’Association des industriels libanais et son président Salim Zeenny, les douanes ont d’ores et déjà commencé à prélever les 3 % alors que la liste des produits exonérés n’a pas été publiée.

Les industriels vent debout contre le budget et les douanes

Les douanes ont déjà commencé à prélever les 3 % de droits supplémentaires prévus dans le budget, alors que la liste des produits exonérés n’a pas été publiée, selon les industriels. Photo P.H.B.

L’Association des industriels libanais (AIL) a vivement critiqué jeudi l’administration des douanes à qui elle reproche d’avoir commencé à prélever à titre conservatoire les 3 % de droits imposés par l’article 71 du budget de l’État pour 2022 sur les produits importés soumis à la TVA. La mesure est en vigueur depuis la publication du budget mercredi au Journal officiel.

Dans sa rédaction, l’article 71 prévoit aussi d’exempter plusieurs catégories de produits importés, dont les matières premières et les équipements destinés à l’industrie et l’agriculture locales. Sont aussi exonérées les importations destinées aux forces de sécurité et à l’armée, ainsi que l’essence. Concernant les matières premières et les équipements, la liste exacte des produits exemptés doit être fixée par décret pris en Conseil des ministres, sur une proposition des ministres des Finances, de l’Industrie et de l’Agriculture.

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Sauf que selon l’AIL et son président Salim Zeenny, les douanes ont d’ores et déjà commencé à prélever les 3 % alors que la liste des produits exonérés n’a pas été publiée. Le gouvernement est en plus démissionnaire, ce qui complique la possibilité qu’un Conseil des ministres soit convoqué. « Le téléphone n’a pas arrêté de sonner. De nombreuses entreprises se sont plaintes que les douanes leur avaient prélevé les 3 % à titre conservatoire en affirmant qu’elles rembourseraient, si nécessaire, les montants réclamés dès la publication de la liste des exemptions. C’est inacceptable et nous demandons que les douanes arrêtent de prélever ces 3 % », a martelé le président de l’AIL.

Selon un industriel, le produit en livres de ces 3 % est calculé en utilisant le taux officiel de 1 507,5 livres pour un dollar désormais obsolète, mais que les autorités prévoient de relever à 15 000 livres. Si ce taux est beaucoup moins élevé que celui atteint par la livre sur le marché (le dollar se négocie autour de 40 000 livres depuis quelques jours), son adoption, combinée à la hausse prévue des droits de douane, risque malgré tout de faire exploser une inflation déjà spectaculaire (près de 1 400 % en trois ans de crise).

L’Association des industriels libanais (AIL) a vivement critiqué jeudi l’administration des douanes à qui elle reproche d’avoir commencé à prélever à titre conservatoire les 3 % de droits imposés par l’article 71 du budget de l’État pour 2022 sur les produits importés soumis à la TVA. La mesure est en vigueur depuis la publication du budget mercredi au Journal officiel.
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commentaires (1)

Si seulement ces taxes, si facilement votées et approuvées par les vendus au pouvoir étaient utilisées pour redresser le pays, on aurait tous applaudit. Ils excellent dans la collecte des taxes et des rackets pour se remplir les fouilles ou se munir d’armes pour détruire notre pays, et les citoyens concernés continuent de courber l’échine et de s’exécuter comme cela était du plus normal. Taxer des produits et des services non rendus n’existe que dans notre pays désormais vidé de ses élites et citoyens dignes pour le laisser aux cambrioleurs experts en la matière au vu et au sus des citoyens médusés et bouche B face à tant de trahison et de corruption pour lesquelles ils ne trouvent pas d’issue ni de remède tellement ils sont submergés par les problèmes du quotidien pour survire.

Sissi zayyat

10 h 59, le 18 novembre 2022

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Commentaires (1)

  • Si seulement ces taxes, si facilement votées et approuvées par les vendus au pouvoir étaient utilisées pour redresser le pays, on aurait tous applaudit. Ils excellent dans la collecte des taxes et des rackets pour se remplir les fouilles ou se munir d’armes pour détruire notre pays, et les citoyens concernés continuent de courber l’échine et de s’exécuter comme cela était du plus normal. Taxer des produits et des services non rendus n’existe que dans notre pays désormais vidé de ses élites et citoyens dignes pour le laisser aux cambrioleurs experts en la matière au vu et au sus des citoyens médusés et bouche B face à tant de trahison et de corruption pour lesquelles ils ne trouvent pas d’issue ni de remède tellement ils sont submergés par les problèmes du quotidien pour survire.

    Sissi zayyat

    10 h 59, le 18 novembre 2022

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