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Sport - Mondial 2022

L’hécatombe se poursuit chez les Bleus

Assommée par une nouvelle blessure, celle de Christopher Nkunku, victime d’une entorse au genou, l’équipe de France a atterri mercredi au Qatar, à six jours de son entrée en lice à la Coupe du monde contre l’Australie.

L’hécatombe se poursuit chez les Bleus

Karim Benzema sur le tarmac de l’aéroport du Bourget, en région parisienne, avant le départ de l’équipe de France en direction du Qatar ce mercredi 16 novembre, à six jours de son entrée en lice au Mondial 2022 contre l’Australie. Gonzalo Fuentes/Reuters

On se souvient du feuilleton autour de la cuisse de Zinédine Zidane en 2002, va-t-on avoir droit à une réadaptation avec celle de Karim Benzema ? Avec seulement 26 minutes passées sur un terrain depuis le 19 octobre et 11 matches ratés depuis le début de la saison, le Ballon d’or fraîchement nommé inquiète de plus en plus sur son état de santé. Mardi, lors de la dernière séance à Clairefontaine avant d’embarquer direction Doha, l’attaquant madrilène a dû quitter ses coéquipiers après seulement 25 minutes d’entraînement.

Si lui et le staff des Bleus assurent que « tout va bien », cet excès de précaution révèle qu’il y a bien un loup quelque part. De quoi jeter une nouvelle couche d’incertitude sur un effectif tricolore qui a dans la même journée dû dire au revoir à l’un des siens. Hier, en décollant du Bourget, peu après 10h30, ils ont sans doute eu une pensée émue pour Christopher Nkunku. L’actuel meilleur buteur du championnat d’Allemagne a été victime d’une entorse au genou gauche mardi soir, suite à un contact avec Eduardo Camavinga, et a dû déclarer forfait pour l’intégralité de la compétition.

Varane également préservé

Après Paul Pogba, N’Golo Kanté, Presnel Kimpembe et Mike Maignan, qui ont aussi jeté l’éponge, l’hécatombe continue pour les champions du monde. Le sélectionneur Didier Deschamps a décidé d’appeler en renfort l’attaquant de Francfort Randal Kolo Muani, qui rejoindra les Bleus jeudi matin directement à Doha.

L’ancien Nantais a bénéficié de la flexibilité du règlement de la FIFA qui permet d’opérer des changements dans la liste officielle des joueurs convoqués en cas de blessure sérieuse jusqu’à la veille de l’entrée en lice, qui aura lieu le mardi 22 novembre contre l’Australie. À 23 ans, il connaît une ascension fulgurante, avec déjà huit buts cette saison, alors qu’il évoluait encore en National lors de la saison 2019-2020, avec Boulogne-sur-Mer.

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Malgré cette avalanche de blessures et d’incertitudes, les Bleus doivent vite se plonger dans leur compétition. En fin d’après-midi, ils prendront leurs quartiers à l’hôtel al-Messila, à l’ouest du centre-ville, un havre de paix cinq étoiles apprécié par le staff pour sa tranquillité et ses espaces verts.

Pas de quiétude, néanmoins, pour l’encadrement médical, attentif au rétablissement du leader défensif Raphaël Varane, lui aussi touché à une cuisse depuis une quinzaine de jours et absent des séances collectives jusque-là.

Une histoire de brassard

L’état physique des troupes n’est pas le seul point chaud du début de rassemblement. Les Bleus ont travaillé, d’une part, sur les contours de la future convention devant régir l’exploitation de leur droit à l’image, un sujet de crispation depuis le printemps.

Et ils ont été sommés, d’autre part, de prendre position sur les polémiques entourant le pays organisateur, ciblé par les ONG sur sa gestion des droits humains, notamment sur les chantiers de la Coupe du monde.

Les critiques seront-elles éteintes par l’engagement pris par les Bleus, mardi, d’apporter un soutien financier à des ONG œuvrant « pour la protection des droits humains », en rappelant au passage leur « attachement » au « refus de toute forme de discrimination » ?

Rien n’est moins sûr, surtout après la dernière sortie médiatique du gardien et capitaine Hugo Lloris. Ce dernier a assumé en conférence de presse le fait de « garder le focus sur le jeu et éviter de perdre de l’énergie avec ces éléments, qui ne sont malheureusement pas du ressort » des joueurs, et a exprimé sa volonté de « respecter les règles et la culture » du Qatar.

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Une réponse aux allures de refus catégorique d’arborer le brassard à bandes colorées (une forme de soutien aux droits des personnes LGBTQ) qui sera porté par les capitaines de plusieurs sélections européennes en plus de celui des États-Unis. Cette déclaration n’a pas manqué de faire grincer des dents du côté des ONG de défense des droits humains, jugeant « inadmissible » de réduire l’homophobie à un simple « trait culturel ». Les relations homosexuelles demeurent formellement interdites dans l’émirat et sont passibles de peines d’emprisonnement (même si une tolérance sera exercée durant la compétition, d’après les messages envoyés par les autorités qataries).

De la même manière, l’initiative embarrasse la FIFA au plus haut point, elle qui n’a d’ailleurs toujours pas donné son feu vert à quatre jours du coup d’envoi du tournoi. Si l’instance du football mondial ne cesse d’appeler les acteurs à se « focaliser sur le jeu », cet énième début de polémique démontre une fois de plus qu’il est toujours aussi difficile de parler de ballon rond à l’approche de ce Mondial dont le coup d’envoi sera donné dans trois jours, dimanche 20 novembre à 18h, sur la pelouse du stade al-Bayt, en périphérie de la capitale.

On se souvient du feuilleton autour de la cuisse de Zinédine Zidane en 2002, va-t-on avoir droit à une réadaptation avec celle de Karim Benzema ? Avec seulement 26 minutes passées sur un terrain depuis le 19 octobre et 11 matches ratés depuis le début de la saison, le Ballon d’or fraîchement nommé inquiète de plus en plus sur son état de santé. Mardi, lors de la dernière séance à...
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