L’usine de traitement du pétrole de Saudi Aramco à Abqaiq, en Arabie saoudite, le 20 septembre 2019. Fayez Nureldine archives / AFP
L’Organisation des pays exportateurs de pétrole a une nouvelle fois revu en légère baisse ses prévisions de croissance de la demande de pétrole pour cette année et la suivante dans un rapport mensuel publié hier. « La prévision de croissance de la demande mondiale de pétrole pour 2022 est révisée à la baisse de 0,1 million de barils/jour (mb/j) pour s’établir désormais à 2,5 mb/j », indique le cartel dans son rapport mensuel de novembre.
Si la demande au deuxième trimestre a finalement été légèrement revue à la hausse, tirée par des chiffres plus hauts que prévu parmi les principaux pays consommateurs de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la demande pour les troisième et quatrième trimestres a donc été « révisée à la baisse en raison de la politique zéro-Covid en Chine, d’incertitudes géopolitiques persistantes et d’une activité économique plus faible », indiquent les auteurs du rapport.
Pour 2023, l’OPEP est également un peu moins optimiste qu’elle ne l’était en octobre, tablant désormais sur une croissance de la demande à 2,2 mb/j (en baisse de 0,1 mb/j) : « La croissance de la demande de pétrole devrait être mise à l’épreuve par les incertitudes liées à l’activité économique, les mesures d’endiguement du Covid-19 et les développements géopolitiques », estime l’OPEP.
Dans une étude sur la situation des stocks mondiaux, l’organisation a observé « le passage apparent d’un déficit à un excédent en termes d’approvisionnement en pétrole », en raison d’une inversion de tendance au cours des deuxième et troisième trimestres.
« Au cours des trois premiers trimestres de cette année », la constitution observée des stocks mondiaux a montré que « le marché mondial du pétrole a connu un excédent d’approvisionnement d’environ 0,3 mb/j par rapport à la demande mondiale totale de pétrole ». « Ce surplus de l’offre a été confirmé par de faibles cycles de raffinage de brut, qui sont un indicateur de la performance de la demande de pétrole », a estimé l’OPEP.
Depuis le début de l’année, l’OPEP estime que les stocks mondiaux de pétrole ont crû de 158 millions de barils pour atteindre près de 8,1 milliards de barils en septembre 2022. Les pays de l’OPEP ont diminué en octobre leur production de 210 000 barils par jour par rapport à septembre, pour atteindre un total de 29,5 millions de barils par jour, selon des sources indirectes citées hier par le cartel. La production a principalement baissé en Arabie saoudite (-149 000 barils) et en Angola.
Source : AFP


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