Pour une boisson chez Blend, le ticket moyen s’élève entre 60 et 80 000 livres libanaises. Photo DR
C’est au cœur du quartier Kantari que le coffee shop Blend a pris pied dans la capitale libanaise le 27 juillet dernier. Les clients peuvent y acheter du café moulu ou en grain, ou bien consommer des boissons à base de café, sur place ou à emporter. L’établissement est géré par trois partenaires issus d’une même famille : Feras Naffaa, le fondateur et gérant ; son fils, Fathi Naffaa, responsable des opérations, formateur de baristas et responsable du développement de la marque ; et son frère, Fadi Naffaa, qui cogère les projets et travaille comme barista dans le coffee shop.
La famille Naffaa s’est depuis longtemps investie dans le domaine du café et connaît bien le marché libanais. En 1997, Feras Naffaa fonde à Saïda la firme Coffee Feras Naffaa dédiée à la torréfaction de café. La vente de café moulu ou en grain y rencontre un certain succès, la population étant friande de café. En 2018, face à l’évolution de la demande, Feras Naffaa décide d’étendre ses activités en ouvrant le premier coffee shop Blend. « Le concept est nouveau, affirme-t-il. Nous y vendons toujours du café moulu ou en grain mais, en plus, les clients peuvent consommer des boissons sur place ou à emporter. » Le café vendu est originaire du Brésil, de Colombie et d’Éthiopie. Une grande partie des boissons sont à base de café. « On propose les boissons classiques avec l’espresso, l’américano ou le cappuccino. Avec le temps, on a réalisé que les gens aiment mixer les cafés pour tester des goûts différents. On a donc mélangé les origines des produits en nous adaptant aux goûts des clients. C’est un peu notre signature. En parallèle, on a développé des frappés, des boissons froides plus adaptées à l’été et pas forcément à base de café. On s’adapte aussi aux saisons et aux fêtes : pour le ramadan, on propose un halawé frappé et un frappé aux dattes. En hiver, durant les fêtes de Noël, on vend des boissons plus chaudes à base de cannelle. »
Une clientèle variée pour un ticket abordable
Le concept développé par Blend s’étend rapidement et varie les expériences : d’abord, plus au sud, avec un kiosque de vente de boissons ouvert durant l’été au sein de la fameuse Rest House de Tyr ; puis, un camion Blend pour la vente à emporter à Saïda. Face au succès de l’établissement, la famille Naffaa a donc décidé cette année d’étendre ses activités à Beyrouth où elle propose les mêmes produits que dans les autres branches. L’ouverture de Blend Beirut a nécessité un investissement compris entre 70 000 et 90 000 dollars. Au total, cinq employés y travaillent de manière quotidienne, couvrant une superficie qui s’étend sur 32 mètres carrés et comprenant un petit espace intérieur pouvant accueillir 10 personnes et une terrasse sur la rue avec huit places assises.Le coffee shop est stratégiquement situé dans une des artères principales du quartier Kantari. « On est ainsi au carrefour de plusieurs quartiers, entre downtown, Hamra et Achrafieh », explique Feras Naffaa. « C’est un endroit idéal, car les gens de passage en voiture peuvent voir notre établissement et s’arrêter facilement pour un café à emporter », affirme-t-il. Blend s’adresse ainsi à une clientèle variée pour un ticket abordable. Pour les clients qui souhaitent consommer sur place ou à emporter, outre les boissons, Blend propose des pâtisseries et divers sandwiches réalisés par un fournisseur extérieur. Pour une boisson, le ticket moyen s’élève entre 60 et 80 000 livres libanaises, tandis que l’achat d’un kilo de café moulu ou en grain coûte 300 000 livres libanaises.

Cet article, réalisé dans le cadre d’un partenariat avec Hodema Consulting Services, n’a aucune vocation promotionnelle. Ce rendez-vous hebdomadaire sera consacré au secteur de la restauration et de l’hôtellerie qui continue, malgré tout, de se battre.

