Abdel Fattah el-Sissi s’apprête à enfiler son plus beau costume. A l’occasion de la conférence des Nations unies sur le changement climatique, le raïs égyptien accueille les dirigeants de 196 États, du 6 au 18 novembre prochain, à Charm el-Cheikh. Le Caire travaille depuis des mois à polir son image afin de présenter au monde une vitrine ouverte, moderne, et accueillante. Et, accessoirement, faire oublier les volets les plus sombres qui continuent d’entacher les années Sissi. Car sous le maquillage, la réalité des Égyptiens est tout autre. L’Orient-Le Jour vous propose un portrait de l’Égypte à la veille de la COP27, presque dix ans après le coup d’État de 2013. L’épisode d’aujourd’hui, le troisième et dernier de la série, revient aux origines politiques de la crise économique qui ne cesse de s’aggraver dans le pays.
Une installation artistique sur le site des pyramides de Gizeh, en Egypte, le 23 octobre 2021. Photo AFP
« Cairo is booming ». Dans un salon de Beyrouth, deux hommes discutent. Nous sommes en 2018 et, de ce côté de la Méditerranée, le modèle incarné par Abdel Fattah el-Sissi exerce une certaine fascination. Le maréchal est arrivé au pouvoir en juillet 2013 à la faveur d’un coup d’État militaire pour, dit-il, remettre de l’ordre dans une Égypte en proie au chaos depuis le soulèvement de janvier 2011. Vu de l’étranger, l’homme fort du Caire se présente comme un exemple d’autoritarisme réussi. D’autant que son couronnement coïncide avec un redressement économique quasi-inespéré. Après les années moroses qui ont suivi la révolution – une croissance plafonnant à 2%, une inflation à deux chiffres, et un taux de chômage avoisinant les 13% – le pays semble enfin reprendre des couleurs. Pour la première fois depuis les années Moubarak, la croissance...
« Cairo is booming ». Dans un salon de Beyrouth, deux hommes discutent. Nous sommes en 2018 et, de ce côté de la Méditerranée, le modèle incarné par Abdel Fattah el-Sissi exerce une certaine fascination. Le maréchal est arrivé au pouvoir en juillet 2013 à la faveur d’un coup d’État militaire pour, dit-il, remettre de l’ordre dans une Égypte en proie au chaos depuis le soulèvement de janvier 2011. Vu de l’étranger, l’homme fort du Caire se présente comme un exemple d’autoritarisme réussi. D’autant que son couronnement coïncide avec un redressement économique quasi-inespéré. Après les années moroses qui ont suivi la révolution – une croissance plafonnant à 2%, une inflation à deux chiffres, et un taux de chômage avoisinant les 13% – le pays semble enfin reprendre des couleurs. Pour la première...
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